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Fabien Galthié disposerait aujourd’hui d’une rémunération parmi les plus élevées du rugby mondial. Son salaire annuel fixe serait estimé entre 750 000 et 770 000 euros bruts, auxquels s’ajouteraient des bonus conséquents, pouvant atteindre jusqu’à 600 000 euros certaines années. La Fédération française de rugby ne publie aucun chiffre officiel et conteste les montants avancés par plusieurs médias spécialisés (TotalSportal, Dicodusport, Gentside, Le Figaro).
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Un salaire fixe dans la fourchette haute européenne
La FFR ne communique ni le contrat ni la rémunération détaillée de son sélectionneur. Les chiffres disponibles sont donc issus d’estimations croisées, fondées sur des portails spécialisés ou des articles de presse. La Fédération a déjà démenti certains montants, affirmant en 2022 que ceux publiés ne reflétaient pas la réalité, sans fournir de contre-chiffres. Malgré ce flou, les différentes sources convergent sur un salaire fixe situé dans la tranche haute du marché européen.
Le montant évoqué de 770 000 euros bruts par an place Galthié juste derrière Eddie Jones, ancien sélectionneur de l’Angleterre, dont la rémunération atteignait 880 000 euros. D’autres estimations plus prudentes font état d’un plafond à 590 000 euros. La fourchette admise va donc de 600 000 à 770 000 euros bruts pour la seule partie fixe. Ces chiffres, souvent convertis depuis des montants en livres ou en dollars, s’appuient sur des données agrégées. Le Quotidien du Sport rappelle que Galthié gagnerait 40 à 43 % de plus que son prédécesseur Jacques Brunel, payé 420 000 euros annuels, ce qui le situerait mécaniquement au-dessus des 580 000 euros.
Des bonus annuels qui doublent parfois la mise
La part variable de la rémunération a un effet démultiplicateur. Certains exercices lui permettraient de quasiment doubler son salaire. Totalsportal, Sportune, le Rugbynistère ou Dicodusport évoquent des bonus proches de 600 000 euros, déclenchés par les performances du XV de France dans le Tournoi des Six Nations ou en Coupe du monde. Selon Dicodusport, la rémunération globale de Galthié atteindrait ainsi 1,3 million d’euros certaines années, avec un fixe autour de 770 000 euros.
Les primes ne dépendent pas seulement des résultats sportifs, mais aussi d’objectifs plus larges, comme la place du XV de France dans le classement mondial ou la réussite commerciale des tournées. Ces critères restent flous. En 2023, les joueurs devaient percevoir 200 000 euros de prime individuelle en cas de victoire en Coupe du monde. Aucune information n’a filtré sur la prime spécifique de Galthié.
Un contrat verrouillé jusqu’en 2028, malgré les revers
Initialement engagé jusqu’en 2023, Galthié a été prolongé une première fois jusqu’en 2027, puis jusqu’en 2028. Cette durée rare pour un sélectionneur s’est accompagnée d’une revalorisation jugée significative, même si les montants n’ont pas été rendus publics. Le contrat lui garantit une stabilité peu commune, alors que le XV de France assure près de 80 % des recettes de la FFR. Cette part justifie, du point de vue fédéral, un staff coûteux, malgré la mise en œuvre d’un plan d’économies annuel de 8 à 10 millions d’euros.
La durée du contrat protège aussi financièrement le sélectionneur. En cas de rupture anticipée, des indemnités importantes pourraient être dues, sauf clause spécifique. Le choix de prolonger jusqu’en 2028, malgré l’élimination en quart de finale du Mondial 2023, traduit la volonté de la FFR de maintenir le projet Galthié, ce qui renforce sa position dans les négociations salariales.


