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C’est une stratégie simple, presque classique, mais assumée : baisser les prix pour vendre plus. En 2026, Stellantis appuie sur l’accélérateur des remises sur ses voitures neuves dans l’Hexagone. Une réponse directe à une année 2025 en repli, avec des volumes en baisse et une part de marché en léger recul.
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« Cette année, chez Stellantis on a décidé d’être plus agressif commercialement », a lancé Xavier Duchemin, le patron de Stellantis France, mercredi 28 janvier. Traduction : le groupe veut regagner des parts de marché en France, son premier terrain en Europe. Il affirme avoir lancé les premières baisses de prix en fin d’année dernière. Et promet d’en faire davantage en 2026, en s’attaquant aux étiquettes comme à l’organisation des marques.
Des modèles grand public largement remisés
L’Opel Corsa descend à 15 900 euros en essence, après 5 000 euros de remise. Soit 24 % de moins. La Fiat Pandina hybride, elle, passe sous les 10 000 euros, à 9 900 euros, avec une réduction conditionnée à la reprise d’un vieux véhicule. Deux symboles d’une offensive commerciale où le volume prime sur les marges.
Un choix qui s’inscrit dans la ligne de conduite d’Antonio Filosa, le nouveau directeur général du groupe. Selon des sources citées par Reuters en décembre, il aurait tranché : priorité aux volumes, quitte à rogner sur les bénéfices. Objectif : reconquérir les positions perdues, notamment en Amérique du Nord et en Europe.
En France, les chiffres 2025 n’invitent pas à l’autosatisfaction. Le groupe a vendu 6,1 % de véhicules en moins, dans un marché global en baisse de 5,1 %. Sa part de marché reste confortable, à 38,16 %, mais c’est 0,2 point de moins que l’année précédente.
Production en hausse
Pas de grand rebond attendu pour 2026. Stellantis table sur une stabilité du marché français. « Cette année on ne prévoit pas de forte progression, on pense que le marché va être stable », a précisé Xavier Duchemin, à l’occasion d’une visite dans une concession Peugeot du 15e arrondissement, fraîchement rénovée par le distributeur Neubauer. Il rappelle que la production dans l’Hexagone a progressé de 100 000 véhicules en un an, atteignant 661 790 unités.
Sur le front de la distribution, après avoir sabré dans son réseau — un point de vente sur cinq fermé, notamment dans Paris — Stellantis change à nouveau de cap. Le groupe envisage d’ajouter un ou deux sites dans la capitale, où il n’en reste plus que cinq.


