Combien gagne Florent Manoudou ?

Sextuple médaillé olympique, Florent Manaudou tire 90 % de ses revenus du sponsoring et de la télévision.

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Le chiffre a été révélé fin janvier 2025 par le magazine Public : Florent Manaudou est le candidat le mieux payé de la quatorzième saison de Danse avec les stars, lancée le 7 février sur TF1. Son cachet s’élève à 400 000 euros, garanti indépendamment du nombre de semaines passées dans l’émission. Sur le plateau, il dansait en duo avec Elsa Bois.

Le budget total alloué aux célébrités de cette édition atteignait 1,7 million d’euros. Adil Rami a perçu 350 000 euros, Franck Lebœuf 250 000, Sophie Davant 120 000, Nelson Monfort 100 000. L’écart entre Manaudou et le reste du plateau est net. Sa sœur Laure Manaudou, candidate à l’édition 2026 du même programme, a touché un cachet quatre fois inférieur au sien.

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Ce que verse un club de natation à un sextuple médaillé olympique

Au Cercle des Nageurs de Marseille, Florent Manaudou perçoit entre 2 000 et 3 000 euros par mois. C’est lui qui l’a dit, au printemps 2024 : « Un nageur qui est finaliste olympique, donc qui n’est pas médaillé, mais qui est quand même dans le top 8 mondial, gagne, par son club, entre 2 000 et 3 000 euros par mois. Donc si on n’a pas de sponsors, c’est compliqué. »

La convention collective de la natation professionnelle fixe le minimum légal à 21 850 euros brut annuel au 1er janvier 2024, soit 1 820 euros par mois. Les Jeux olympiques de Paris ont ajouté 40 000 euros à ses revenus 2024 : deux bronzes, sur le 50 mètres nage libre individuel en 21″56 et en relais 4×100 mètres quatre nages, à 20 000 euros chacun, conformément à l’arrêté du 30 janvier 2024 par lequel l’État français a revalorisé ses dotations aux médaillés. Sans contrat commercial, même un nageur dans le top 8 mondial plafonne à moins de 40 000 euros annuels.

« 90 à 95 % de mes revenus viennent de mes sponsors »

Manaudou l’a formulé sans détour. En 2024, son portefeuille de partenaires commerciaux comprenait une dizaine de marques : Arena, Puma, EDF via le Team EDF des Jeux de Paris, PwC France, dont le partenariat a été officialisé en juillet 2021, Cupra, Urgo, Sector, EA FIT. Le contrat Cupra, signé en mars 2021, courait sur quatre ans jusqu’aux JO de Paris et incluait la mise à disposition d’un véhicule. Arena renouvelle son partenariat avec lui de façon régulière depuis ses débuts au plus haut niveau ; le dernier accord a été signé en juillet 2023.

Sa stratégie est délibérément restrictive. Il a lui-même employé l’expression « sapin de Noël » pour désigner ce qu’il refuse : la multiplication des logos sur le maillot. L’estimation agrégée de ses revenus sponsors pour 2024 se situe entre 300 000 et 400 000 euros annuels.

De 20 000 euros en 2011 à une fortune estimée entre 4 et 5 millions

En 2011, avant ses premiers grands titres, ses revenus annuels totaux tournaient autour de 20 000 euros. L’or olympique de Londres en 2012 les a portés à 142 000 euros. Les triples championnats du monde de Kazan en 2015 ont franchi le seuil des 300 000 à 500 000 euros annuels. En 2024, la fourchette haute se situait entre 400 000 et 500 000 euros, hors émission télévisée.

Son premier achat après Londres reste révélateur : une Porsche 965 Turbo à 42 000 euros, financée sur sa prime de champion olympique. Depuis, les placements ont pris d’autres formes : immobilier estimé à 500 000 euros, ligne de vêtements de sport évaluée à 250 000 euros, activités d’acteur et de mannequin à environ 100 000 euros par an. Il a joué dans Section de recherches en 2018, puis dans Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu de Guillaume Canet en 2023. Sur la période 2024-2025, l’ensemble de ses sources de revenus, club, primes, sponsors, DALS, annexes, est estimé entre 900 000 et un million d’euros.

Six médailles sur quatre olympiades : le socle de la valeur d’image

Manaudou est sextuple médaillé olympique. Or à Londres en 2012, deux argents à Rio en 2016, dont un sur le 50 mètres individuel, battu d’un centième de seconde par l’Américain Anthony Ervin en 21″40, argent à Tokyo en 2020, deux bronzes à Paris en 2024. Il est porte-drapeau de la délégation française aux Jeux de Paris. Il est le premier nageur de l’histoire à monter sur le podium du 50 mètres nage libre lors de quatre olympiades consécutives.

Chaque médaille a mécaniquement relancé les négociations commerciales. L’or de Londres a multiplié ses revenus par sept en un an.

Un joueur de Ligue 1 moyen gagne dix fois plus

La natation est le sport le plus pratiqué en France. Ses clubs ne génèrent quasiment aucun revenu de billetterie ni de droits télévisés. Un joueur de Ligue 1 moyen perçoit annuellement environ dix fois plus que les meilleurs nageurs français. Manaudou l’a dit en ces termes : « On arrive à en vivre quand on est dans le top 10, top 20 mondial, mais on n’en vit pas comme pourrait en vivre des joueurs de basket ou des joueurs de foot. »

À l’été 2025, il a cosigné avec Alain Bernard une tribune appelant à un plan d’investissement massif dans les infrastructures aquatiques françaises. En janvier 2026, il a annoncé qu’il ne participerait pas aux Championnats d’Europe de natation à Saint-Denis : il en sera le parrain. À 35 ans, il n’a pas officiellement prononcé sa retraite. Sa participation aux Jeux de Los Angeles en 2028, à 38 ans, reste une question qu’il entretient délibérément ouverte.



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