Afficher le sommaire Masquer le sommaire
Prétendant affiché à la mairie de Paris pour 2026, Pierre-Yves Bournazel cumule quinze ans de mandats successifs. Son revenu public actuel est connu avec précision : 3 382 euros nets par mois, soit un peu plus de 40 000 euros nets à l’année. Une trajectoire documentée, des chiffres vérifiables — et quelques zones que la loi sur la transparence ne couvre toujours pas.
A LIRE AUSSI
Combien gagne Rachida Dati ?
3 382 euros nets par mois : le revenu de conseiller de Paris
Depuis la fin de son mandat parlementaire en 2022, l’indemnité de conseiller de Paris constitue l’essentiel de ses revenus publics. Le document de transparence publié par la Ville le 1er octobre 2025 fixe ce montant à 4 526,71 euros bruts, soit 3 382 euros nets avant impôt. Bournazel siège dans l’opposition, sans délégation exécutive — il n’est ni adjoint à la maire ni maire d’arrondissement, deux fonctions mieux dotées : respectivement 6 804 euros bruts et 9 720 euros bruts mensuels. Sur douze mois, son indemnité s’établit à 54 320 euros bruts et 40 580 euros nets.
Comme beaucoup d’élus parisiens, Bournazel siège dans des conseils d’administration de sociétés d’économie mixte ou d’établissements publics rattachés à la Ville. Ces organismes versent des jetons de présence, mais la réglementation les plafonne à 2 286,73 euros bruts par an, tous mandats confondus. Dans ses déclarations à la HATVP, plusieurs de ces fonctions apparaissent exercées « à titre bénévole » — rémunération déclarée : zéro euro. Même perçu en totalité, ce plafond représente à peine plus d’un demi-mois d’indemnité. Son impact sur le revenu global est négligeable.
La parenthèse dorée : député de 2017 à 2022
C’est pendant ses cinq années à l’Assemblée nationale que ses revenus publics ont atteint leur niveau le plus élevé. L’indemnité parlementaire est uniforme pour tous les députés : entre 7 200 et 7 600 euros bruts mensuels selon les années, soit environ 5 500 à 5 700 euros nets avant impôt. Bournazel n’a exercé aucune fonction particulière — pas de présidence de commission, pas de questure, pas de poste au bureau de l’Assemblée — et n’a donc bénéficié d’aucune majoration. S’y ajoutaient une avance de frais de mandat remboursée sur justificatifs et une enveloppe dédiée à ses collaborateurs, qui ne constituent en aucun cas des revenus personnels.
Au conseil régional, des débuts dans la moyenne
Avant l’Assemblée, c’est le conseil régional d’Île-de-France, où il a siégé de 2011 à 2017, qui constitue la première trace chiffrée de ses revenus d’élu. Sa déclaration HATVP détaille les montants nets année par année : 26 872 euros en 2011, 25 261 euros en 2012, 24 242 euros en 2013, puis une nette progression à 37 068 euros en 2014, reconduite en 2015 (37 367 euros) et en 2016 (37 369 euros). En 2017, année tronquée par son élection à l’Assemblée, il n’a perçu que 19 964 euros à ce titre. Ramenés au mois, ces montants s’échelonnent entre 2 100 et 3 100 euros nets — exactement dans la norme applicable aux conseillers régionaux d’une grande région, sans avantage particulier signalé.
Ce que la transparence ne dit pas
Reste la question des revenus privés. La législation oblige les élus à déclarer leurs intérêts et leurs activités, mais ne rend pas publics les montants perçus hors mandats. Les déclarations disponibles pour Bournazel recensent son patrimoine, ses anciennes fonctions et plusieurs activités non rémunérées — elles ne permettent pas de savoir s’il exerce aujourd’hui en parallèle une activité de conseil, d’enseignement ou autre, ni d’en évaluer les revenus. La loi l’y autorise, sous réserve de compatibilité et dans les limites des règles de cumul. Mais la publicité de ces montants reste hors champ.
Récapitulatif
| Période | Fonction | Revenu net mensuel estimé |
|---|---|---|
| 2011–2017 | Conseiller régional Île-de-France | 2 100 – 3 100 € |
| 2017–2022 | Député de Paris (18e circ.) | 5 500 – 5 700 € |
| Depuis 2022 | Conseiller de Paris | 3 382 € |
Sources : déclarations HATVP, document de transparence Ville de Paris (oct. 2025), fiches officielles de l’Assemblée nationale.
Ce que les données publiques établissent sans ambiguïté : 3 382 euros nets par mois, éventuellement complétés de quelques centaines d’euros en jetons de présence. Pour le reste, le droit à la transparence s’arrête là où commence la vie professionnelle privée de l’élu.


