Arrestation du prince Andrew dans le cadre de l’affaire Epstein

Le prince Andrew a été arrêté ce jeudi pour suspicion de faute officielle. De nouveaux documents révèlent qu'il aurait transmis des rapports confidentiels à Jeffrey Epstein.

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La police britannique a procédé à l’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor, ex-prince Andrew, pour soupçon d’abus de fonctions publiques. Il lui est reproché d’avoir transmis des informations confidentielles à Jeffrey Epstein lorsqu’il officiait comme envoyé commercial du Royaume-Uni, a annoncé la BBC.

Une opération policière coordonnée

La Thames Valley Police a confirmé dans un communiqué avoir « arrêté un homme dans la soixantaine, originaire du Norfolk, pour soupçon d’abus de fonctions publiques », précisant conduire simultanément des perquisitions à des adresses situées dans le Berkshire et le Norfolk. Conformément au droit britannique, la police n’a pas communiqué l’identité du suspect. Les éléments fournis correspondent néanmoins précisément aux accusations portant sur M. Mountbatten-Windsor. Des agents ont été aperçus jeudi matin à la résidence de Sandringham, où ce dernier réside depuis sa mise à l’écart de la famille royale.

Une disgrâce qui s’accélère

Les liens entre Andrew Mountbatten-Windsor et Jeffrey Epstein, condamné pour crimes sexuels, sont documentés depuis des années. Ils lui ont valu, l’an passé, d’être officiellement dépouillé de ses titres royaux. À ces accusations s’ajoutaient déjà des allégations d’infractions sexuelles. L’ouverture d’une enquête pénale pour abus de fonctions marque une nouvelle étape dans la déchéance publique de celui qui fut le fils préféré de la reine Elizabeth II.

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Des e-mails relancent l’affaire

C’est un ensemble de documents publiés le 30 janvier par le département américain de la Justice qui a mis le feu aux poudres. Parmi eux figurent plusieurs e-mails suggérant que M. Mountbatten-Windsor aurait communiqué à Epstein des documents officiels issus de ses missions diplomatiques. L’un de ces messages le montre transférant à Epstein des rapports de visites effectuées en Asie du Sud en 2010, que son assistante lui avait adressés dans le cadre de ses fonctions d’envoyé commercial.

Dès le 9 février, avant même l’annonce officielle de l’enquête, Buckingham Palace avait tenu à se positionner publiquement. Le palais avait déclaré se tenir « prêt à soutenir » la police si elle venait à contacter le roi Charles III ou son entourage. Il avait également indiqué que le roi avait « clairement exprimé, en paroles et par des actions sans précédent, sa profonde préoccupation face aux allégations qui continuent d’émerger concernant la conduite de M. Mountbatten-Windsor ».



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