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Face à la hausse des prix de l’énergie, beaucoup de ménages cherchent à réduire leur consommation sans savoir par où commencer. La liste des conseils circulant sur le sujet est longue — et souvent mal hiérarchisée. Certains gestes, pourtant médiatisés, ne rapportent presque rien. D’autres, peu connus, permettent d’économiser plusieurs centaines d’euros par an. Voici les sept actions classées par impact réel sur la facture.
1. Programmer son chauffage : jusqu’à 250 € économisés par an
Le chauffage représente 66 % de la facture énergétique d’un foyer. C’est de loin le premier levier d’économies. Baisser d’un seul degré la température intérieure suffit à réduire la facture de 7 % sur un an — soit plus de 100 euros d’économies sur la base des 1 684 euros de dépense moyenne des Français en 2020. Baisser à 16° la nuit et dans les pièces inoccupées, et éteindre le chauffage pendant les vacances, amplifient encore l’effet. Pour automatiser ces ajustements sans effort, les thermostats d’ambiance programmables (60 à 250 €) permettent jusqu’à 15 % d’économie supplémentaire selon l’ADEME. Les robinets thermostatiques, moins coûteux, ajoutent de 5 à 10 % de gain.
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2. Optimiser son chauffe-eau
L’eau chaude sanitaire représente à elle seule près de 10 % de la facture. Trois équipements simples permettent d’en réduire significativement le coût : des réducteurs de débit sur les robinets et la douche (5 à 10 €) génèrent 37 €/an d’économies ; une jaquette isolante autour du ballon d’eau chaude en rapporte 19 €/an ; un thermostat électronique de régulation permet d’épargner 28 €/an supplémentaires. Régler la température du ballon entre 55 et 60° et l’éteindre lors des absences prolongées complètent ces gains sans aucun investissement.
3. Se passer du sèche-linge
Le sèche-linge figure au quatrième rang des appareils les plus énergivores du foyer. Un modèle de 7 kg consomme 301 kWh par an, soit 52 euros. Y renoncer — ou simplement en limiter l’usage — produit un gain immédiat et sans investissement. C’est l’un des rares postes où la suppression pure et simple d’un appareil suffit à faire une différence visible sur la facture.
4. Éteindre la box la nuit
Laisser la box internet allumée entre 23h et 8h ne présente aucun intérêt. L’ADEME estime l’économie réalisable à 30 euros par an en l’éteignant chaque nuit. Les autres appareils en veille méritent également d’être hiérarchisés : une console de jeux consomme jusqu’à 103 kWh/an, une box 97 kWh/an, un décodeur TV 87 kWh/an, contre seulement 22 kWh/an pour un ordinateur. Agir sur les premiers est nettement plus rentable.
5. Résister au suréquipement électrique
Chaque nouvel appareil alourdit mécaniquement la facture. Une cave à vin consomme en moyenne 193 kWh — soit 34 euros — par an, davantage qu’un réfrigérateur. Un climatiseur peut représenter jusqu’à 188 euros annuels. Les caméras de surveillance en continu, les portails motorisés et les pompes à piscine s’ajoutent à cette liste. Avant tout achat d’équipement, intégrer le coût énergétique annuel dans le calcul est une discipline qui, sur la durée, préserve plusieurs centaines d’euros.
6. Mieux utiliser son four et ses appareils électroménagers
La confusion entre puissance et consommation conduit à de mauvaises priorités. Un sèche-cheveux ou un fer à repasser affiche une puissance élevée, mais son usage bref le rend invisible sur la facture. Le four, en revanche, chauffe lentement et longtemps : le remplacer par les plaques de cuisson dès que possible réduit sensiblement la consommation. Sur le lave-vaisselle, le mode éco permet d’économiser 45 % d’énergie par rapport au programme intensif. Pour le lave-linge, attendre qu’il soit plein avant de le lancer est une discipline simple : les capacités ont augmenté (de 6 à 9 kg), mais les habitudes d’utilisation n’ont pas suivi.
7. Ignorer le chargeur de téléphone
C’est l’idée reçue la plus tenace en matière de sobriété énergétique. Débrancher six chargeurs de téléphone auparavant branchés en permanence rapporte en réalité 47 centimes d’économies par an. Les chargeurs modernes cessent de consommer dès que la batterie est pleine. Ce geste, régulièrement cité comme un réflexe utile, ne mérite pas l’attention qu’on lui accorde — et détourne l’énergie de leviers autrement plus efficaces.


