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Les indemnités journalières de maternité restent encadrées par un plancher et un plafond légaux. L’Assurance maladie détermine d’abord le salaire journalier de base en additionnant les trois derniers mois de rémunération brute avant l’arrêt, puis divise ce total par 91,25. Ce salaire journalier ne peut dépasser le plafond mensuel de la Sécurité sociale, établi à 4 005 € depuis le 1er janvier 2026.
La Sécurité sociale applique ensuite un abattement forfaitaire de 21 % pour tenir compte de la CSG, de la CRDS et de certaines cotisations. L’indemnité journalière correspond à 79 % du salaire journalier brut, dans la limite du minimum et du maximum réglementaires.
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104,02 € maximum pour les salaires proches du plafond
Une salariée dont la rémunération moyenne avoisine 4 000 € bruts mensuels atteint le plafond de 104,02 € bruts par jour. Sur un mois de 30 jours d’arrêt, elle perçoit environ 3 120 € bruts avant prélèvements sociaux.
À l’opposé, les salaires les plus faibles déclenchent l’application du minimum légal de 11,12 € bruts quotidiens, soit un peu plus de 333 € bruts pour 30 jours.
16 semaines standard, davantage selon le rang de l’enfant
Le congé maternité classique s’étend sur 16 semaines pour un premier ou deuxième enfant : 6 semaines prénatales et 10 postnatales, totalisant 112 jours indemnisés. Une assurée au plafond touche alors près de 11 650 € bruts sur l’ensemble du congé.
Pour un troisième enfant, la durée passe à 26 semaines (8 avant la naissance, 18 après), soit 182 jours d’indemnisation et un total d’environ 18 930 € bruts au taux maximum. En cas de jumeaux, le congé peut atteindre 34 semaines (12 prénatales, 22 postnatales), représentant 238 jours aux mêmes bornes tarifaires.
Le complément conventionnel souvent décisif
De nombreuses conventions collectives imposent à l’employeur de compléter les indemnités journalières pour garantir 90 % voire 100 % de la rémunération nette habituelle, sous conditions d’ancienneté et de formalités administratives.
Dans la fonction publique, la fonctionnaire perçoit l’intégralité de son traitement indiciaire, la collectivité se faisant ensuite rembourser partiellement via les indemnités journalières. Pour les assistantes maternelles et les employés à domicile, des règles spécifiques s’appliquent tout en respectant les bornes légales.
Une légère revalorisation en 2026
Le plafond progresse de 101,94 € en 2025 à 104,02 € en 2026, tandis que le minimum passe de 11,02 € à 11,12 € bruts par jour. Cette hausse découle de l’augmentation du plafond mensuel de la Sécurité sociale, passé de 3 864 € à 4 005 € au 1er janvier.
La réforme familiale adoptée fin 2025 prévoit parallèlement la création d’un congé de naissance destiné aux deux parents. Les décrets d’application restent attendus pour préciser les modalités d’indemnisation de ce nouveau dispositif, qui viendra progressivement remplacer l’actuel congé parental d’éducation.


