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Le congé paternité maintient en 2026 ses règles d’indemnisation établies depuis la réforme de 2021. Les indemnités journalières oscillent entre 11,02 € et 104,02 € brut par jour, selon un mécanisme de calcul identique à celui du congé maternité.
Une durée de 25 jours pour une naissance simple
Le congé de paternité et d’accueil s’adresse au père salarié, mais aussi au conjoint, concubin ou partenaire pacsé de la mère. La durée s’établit à 25 jours calendaires pour une naissance unique, portée à 32 jours en cas de naissances multiples.
Cette période se décompose en deux volets distincts. Les quatre premiers jours suivent immédiatement le congé de naissance de trois jours et sont obligatoires. Les 21 jours restants (28 pour des jumeaux ou plus) peuvent être fractionnés en deux périodes d’au moins cinq jours chacune. Le salarié doit les prendre dans les six mois suivant la naissance, sauf situations exceptionnelles comme l’hospitalisation du nouveau-né ou le décès de la mère.
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Les conditions d’accès aux indemnités journalières
L’indemnisation suppose de remplir les critères d’ouverture de droits à l’assurance maternité-paternité : 150 heures travaillées sur trois mois ou une rémunération minimale équivalant à 1 015 fois le Smic horaire sur la période de référence. Le numéro de Sécurité sociale doit exister depuis au moins dix mois à la date présumée de l’accouchement.
Le salarié doit informer son employeur au moins un mois avant le début du congé, en précisant les dates retenues et en fournissant l’acte de naissance ou le justificatif de grossesse. L’employeur transmet ensuite l’attestation de salaire à la CPAM, document indispensable au calcul des indemnités. Toute activité professionnelle doit cesser pendant le congé.
79 % du salaire plafonné à 4 005 €
Le calcul repose sur le salaire brut des trois derniers mois précédant l’arrêt, divisé par 91,25. Cette base salariale ne peut excéder le plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € en 2026 après une revalorisation de 2 % par rapport à 2025. Un salarié percevant 5 000 € mensuels sera donc indemnisé sur une base plafonnée à 4 005 €.
L’Assurance maladie applique un abattement forfaitaire de 21 % pour tenir compte des cotisations salariales, retenant ainsi 79 % du salaire brut reconstitué. Le montant maximal de l’indemnité journalière atteint 104,02 € brut par jour, correspondant à un salaire brut reconstitué de 3 163,95 € après abattement. À l’autre extrémité, le minimum légal s’établit à 11,02 € par jour, protégeant les salariés aux revenus les plus faibles.
Entre 11 et 104 € par jour : trois profils types
Un salarié rémunéré 3 000 € brut mensuels obtient un salaire journalier de base de 98,36 €. Après application de l’abattement de 21 %, son indemnité journalière s’élève à 77,70 € brut. Sur 25 jours de congé paternité, il perçoit 1 942 € brut.
Un assuré au plancher reçoit 275 € brut pour 25 jours (11,02 € × 25), tandis qu’un bénéficiaire au plafond maximal touche 2 601 € brut (104,02 € × 25). Ces montants constituent le socle légal d’indemnisation, auquel s’ajoutent éventuellement les compléments conventionnels.
Les compléments employeur comblent l’écart salarial
De nombreuses conventions collectives prévoient un maintien partiel ou total du salaire. L’employeur perçoit alors les indemnités journalières en subrogation et complète jusqu’à 90 % ou 100 % du salaire net. Dans cette configuration, les plafonds de 11,02 € et 104,02 € s’appliquent toujours à la part versée par la CPAM, mais le salarié conserve un niveau de rémunération proche de son salaire habituel.


