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Le nom de Fabrice Aidan figure à plus de 200 reprises dans les documents judiciaires américains liés à l’affaire Epstein, rendus publics début janvier. Diplomate de carrière, aujourd’hui employé dans le privé, il apparaît dans une volumineuse masse d’échanges, sans être à ce stade mis en cause pour des faits de nature pénale. Mais la fréquence et le contenu des correspondances esquissent un réseau d’influence où les frontières entre fonctions publiques et intérêts privés se brouillent.
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Diplômé des grandes écoles françaises, spécialiste du Moyen-Orient, Fabrice Aidan rejoint le Quai d’Orsay à la fin des années 1990. Sa carrière le conduit à New York, à l’ONU, où il travaille aux côtés de Terje Rod-Larsen, diplomate norvégien très proche de Jeffrey Epstein. C’est dans ce cadre que se tissent les premiers liens. De 2010 à 2017, les échanges entre Aidan et Epstein se multiplient : rendez-vous organisés, informations transmises, accès logistique facilité. Le nom d’Aidan revient, entre autres, dans la préparation de rencontres entre Epstein et des personnalités saoudiennes. Il avait même le digicode de l’appartement parisien de l’homme d’affaires.
Les relations ne se limitent pas aux sphères diplomatiques. En 2014, Epstein achète 150 exemplaires d’un ouvrage coédité par Aidan et Rod-Larsen pour 27 000 dollars. Un an plus tard, Aidan transmet les coordonnées bancaires de son supérieur pour un virement de 250 000 dollars. Une chaîne de services, sans trace explicite de contrepartie, mais dont l’opacité dérange.
Une hiérarchie qui découvre… et réagit tardivement
Le Quai d’Orsay affirme ne rien avoir su avant les révélations de Radio France. Informé par voie de presse, le ministre Jean-Noël Barrot a déclenché une enquête administrative et saisi le procureur. Chez Engie, où Aidan travaillait dans des fonctions de lobbying, la réaction a été immédiate : suspension. L’entreprise insiste sur le fait que les faits en question sont antérieurs à son recrutement.
Malgré les premières accusations visant Epstein dès 2008, Aidan ne semble jamais avoir pris ses distances. Il poursuit sa collaboration avec Rod-Larsen, lui-même visé depuis janvier par une enquête pour corruption. Son retour à Paris et son passage dans le secteur privé se font avec l’aval de l’administration. Et dans une certaine indifférence.
L’affaire vient ébranler une façade bien huilée. Elle met en tension deux logiques : celle du service de l’État et celle des réseaux personnels. Deux logiques que le Quai d’Orsay peine à distinguer quand ses agents naviguent entre fonctions officielles et sphères d’influence.



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