Les cinq entreprises stars d’Auvergne-Rhône-Alpes

L’Auvergne-Rhône-Alpes peut s’enorgueillir d’un tissu industriel solide. Des groupes comme Michelin ou SEB illustrent cette dynamique, en restant attachés à leur territoire tout en s’imposant à l’échelle mondiale.

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L’industrie continue de peser lourd en Auvergne-Rhône-Alpes. Plus d’un demi-million d’emplois, plus de 60 000 sites, près de 18 % de la valeur ajoutée régionale : la deuxième région économique du pays confirme son rôle de bastion productif. Dans ce paysage agité par l’inflation, les tensions géopolitiques et la mutation énergétique, certaines entreprises s’illustrent. Non seulement elles affichent les plus gros chiffres d’affaires de la région, mais elles le font sans déserter leur territoire d’origine.

Les cinq groupes recensés ici ont leur siège social dans la région et figurent parmi les plus puissants en chiffre d’affaires mondial. Une hiérarchie construite sur les données fournies par les entreprises elles-mêmes. Le périmètre ? Les groupes au pilotage local, excluant ceux qui dépendent de centres de décision extérieurs. D’autres méthodes aboutiraient à d’autres résultats. Celle-ci donne un reflet fidèle du poids économique local.

Michelin garde la tête malgré un contexte tendu

Clermont-Ferrand reste le cœur battant de Michelin. Le groupe conserve la première place, avec un chiffre d’affaires mondial de 27,2 milliards d’euros en 2024, malgré une baisse de 4,1 %. Le résultat opérationnel, à 3,38 milliards, affiche une belle solidité (12,4 % des ventes). Le cash-flow libre avant acquisitions atteint 2,2 milliards.

L’entreprise, qui emploie 132 200 salariés, continue de miser sur les pneus à forte valeur ajoutée – aéronautique, mines, grands formats – et sur les services autour de la mobilité. Le site de Cataroux incarne cette stratégie, entre R&D et transformation industrielle.

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OPmobility mise sur l’Amérique du Nord et l’électrique

Installé à Caluire‑et‑Cuire, le groupe OPmobility (ex-Plastic Omnium) franchit la barre des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2024 (+1,6 %), et même 11,65 milliards avec ses coentreprises. Le bénéfice net part du groupe atteint 170 millions (+4,2 %).

Avec 157 000 salariés, l’entreprise a fait de l’Amérique du Nord son premier moteur de croissance. Ses axes : modules de carrosserie, éclairage, solutions d’électrification, sous la bannière C-Power. Une ambition clairement affirmée : atteindre la neutralité carbone (scopes 1 et 2) dès 2025.

Casino réduit la voilure mais reste un acteur régional

Le groupe stéphanois, en plein recentrage, enregistre 8,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires consolidé, en baisse de 5,4 %. L’EBITDA ajusté s’établit à 576 millions. Casino garde un effectif de plus de 50 000 personnes, en France et à l’étranger.

Son siège reste à Saint-Étienne, tout comme certaines fonctions support. 2024 marque une nouvelle étape de sa restructuration : transferts massifs de magasins à d’autres enseignes, plan de désendettement, transformation de la gouvernance. Malgré ce repli, la présence régionale reste forte.

SEB poursuit sa montée en puissance à l’international

Basé à Écully, le groupe SEB affiche un chiffre d’affaires de 8,27 milliards d’euros en 2024, en hausse de 3,2 % (+5 % à périmètre et changes constants). Le résultat opérationnel grimpe à 802 millions, soit une marge de 9,7 %. L’entreprise emploie 32 000 personnes dans plus de 150 pays.

La croissance vient de la reprise de l’équipement domestique, du segment café professionnel et de nouvelles acquisitions. SEB s’appuie toujours sur ses sites régionaux, dans la production, la logistique et l’ingénierie. Plus de la moitié des ventes sont réalisées à l’international.

Renault Trucks propulse la région dans l’électromobilité

Filiale du groupe Volvo, Renault Trucks livre 56 898 véhicules en 2024, dont 1 628 électriques. La part de marché européenne sur les camions électriques de plus de 16 tonnes grimpe à 24,2 %. En France, elle atteint presque 30 %.

L’entreprise, implantée à Saint-Priest et Vénissieux, concentre ses activités de R&D, d’ingénierie et de production dans la région. Elle emploie près de 10 000 personnes, majoritairement en Auvergne-Rhône-Alpes. Le lancement prévu en 2025 d’un tracteur électrique de 600 km d’autonomie s’inscrit dans cette stratégie de mobilité industrielle décarbonée.



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