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Depuis son apparition il y a 700 ans, le sucre est passé de denrée de luxe au statut de première drogue alimentaire mondiale, en étant absolument partout : des boissons aux plats préparés, de la pâtisserie à la cuisine. Le sucre est devenu un agent addictif de premier plan, une drogue du plaisir, véritable poison blanc à l’origine de nombreuses maladies, tout en étant légal et discret.
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L’horreur des chiffres
Les boissons sucrées sont liées à 258 000 décès cardiovasculaires par an (OMS, 2020). Le diabète est à l’origine de 50 à 70 % des 1,5 million d’amputations des membres inférieurs dans le monde. Il est la cause directe d’environ 1,6 million de décès par an. La glycémie élevée provoque environ 11 % des décès cardiovasculaires. Le sucre libre est le facteur de risque n°1 des caries, maladie infectieuse la plus répandue.
Son impact sur la santé en fait aujourd’hui « le cancer du XXIᵉ siècle », à l’origine ou facteur aggravant de nombreuses maladies (obésité, en particulier chez les jeunes, diabète, maladies dégénératives, maladies cardiovasculaires, caries, cancers…). Il est désormais considéré comme un facteur de risque au même titre que le tabac et l’alcool.
Une surconsommation invisible mais massive
Le sucre est aujourd’hui clairement identifié par l’OMS comme un produit nocif pour la santé en raison de sa surconsommation, en particulier dans les produits transformés et les sodas. L’OMS recommande de ne pas consommer plus de 25 g de sucre par jour et pas plus d’un verre de boisson sucrée. Or, aujourd’hui, un enfant de 8 ans a consommé plus de sucre que son grand-père dans toute sa vie !
Dans le monde, 39 millions d’enfants de moins de 5 ans sont en situation d’obésité, avec tous les risques psychologiques que cela implique.
Pour la première fois, il y a plus d’enfants obèses que d’enfants en insuffisance pondérale dans le monde (UNICEF, 2025) : 9,4 % des 5-19 ans sont obèses contre 9,2 % sous-pondérés.
Entre 1950 et aujourd’hui, la consommation est passée de 1 kg par an et par personne à 38 kg ; en trois décennies, selon l’Institut Pasteur, la consommation de sucre chez les jeunes a bondi de 80 %.
Un plan d’action mondial en cours
L’OMS a engagé un plan de réduction de la consommation de sucre libre à moins de 5 % de la ration énergétique totale, sachant que le corps n’a besoin que de 1 g de sucre par litre de sang en situation normale.
Bientôt, 100 pays dans le monde vont surtaxer le sucre dans les boissons sucrées, face à son impact direct sur la santé et le développement de cancers ; plusieurs pays envisagent d’interdire le sucre ajouté dans certains aliments destinés aux enfants (OMS). À titre d’exemple, une canette de soda par jour augmente de 26 % le risque de diabète de type 2, selon Harvard.
En France, le nombre de diabétiques passera de 107 000 en 1980 à 650 000 d’ici 2030.
Une responsabilité collective
Ces actions coercitives ont le mérite d’exister, mais elles n’auront que peu d’effet si la prise de conscience de la nocivité du sucre ne pénètre pas les foyers, et si les industriels comme les professionnels de la gastronomie et de l’alimentation en général ne décident pas de changer leurs recettes. C’est à la fois une responsabilité sociétale, culturelle et de santé publique.
Le coût macroéconomique à l’horizon 2060 de l’impact du sucre sur les politiques de santé publique sera de 3,3 % du PIB mondial.
Une urgence sanitaire et économique
Le monde fait face à une urgence sanitaire et économique, liée aux habitudes de consommation générées par les sucres ajoutés dans l’industrie alimentaire.
Depuis 50 ans, le sucre est à l’origine de l’explosion du coût mondial du surpoids et de l’obésité ; d’ici 2030, il s’élèvera à plus de 3 000 Md$ et dépassera les 18 000 Md$ d’ici 2060, selon l’OMS.
Désintoxiquer les populations – en particulier les jeunes – de l’hyperconsommation de sucre est désormais un défi majeur, tant sur le plan politique, éducatif qu’alimentaire.
Ce défi est d’autant plus important que le plaisir du goût, au-delà des addictions industrielles, est plébiscité comme l’un des plaisirs de la vie auxquels les consommateurs sont attachés. Les populations à risque (diabétiques, personnes âgées, femmes enceintes…) qui en sont privées vivent une double peine.
Une avancée scientifique française
Jusqu’à présent, la recherche scientifique, avec les différents substituts, n’avait jamais réussi à remplacer le sucre tout en préservant ses saveurs, sans parler des conséquences induites de certains produits de substitution sur la santé.
La recherche française, après 7 ans de travaux expérimentaux, a réussi à créer un produit 100 % naturel (fibres végétales + fruits) qui reproduit l’intégralité des 13 fonctions technologiques du sucre, sans compromis sur le goût.
Côté utilisation – cuisine, pâtisserie, industrie agroalimentaire, boissons… –, ce véritable remplaçant du sucre couvre 99 % de ses usages.
Cette révolution scientifique, lancée en décembre 2025 par le laboratoire agenais Innovi, baptisée Süvy, est déjà plébiscitée par de nombreux scientifiques, nutritionnistes, médecins, organes politiques et professionnels de la gastronomie.
Un changement de modèle nécessaire
Il reste à convaincre l’industrie sucrière et les industriels des bienfaits d’une telle innovation pour les aider à transformer, eux aussi, leurs modèles économiques. Les filières de la betterave et de la canne à sucre peuvent en effet être intégrées dans l’élaboration de ce nouveau produit.
Les citoyens du monde entier auront le dernier mot pour leur santé.


