Depuis plus de dix ans, Jack Lang préside l’Institut du monde arabe (IMA). Une fonction qui s’accompagne d’un revenu bien identifié : 9 250 euros brut par mois. Le chiffre est repris de manière récurrente depuis un rapport de la Cour des comptes, cité notamment par 20 Minutes, Pleine Vie ou encore Le Figaro. En 2013, Jeune Afrique parlait d’un montant de 10 000 euros, tout en précisant que Dominique Baudis, précédent titulaire du poste, gagnait plus.
Jack Lang, de son côté, revendique ce niveau de rémunération. Il le fait publiquement, en plateau télé, et défend l’idée qu’une institution comme l’IMA justifie un tel salaire pour sa présidence.
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Ancien ministre, député, maire : Jack Lang coche toutes les cases d’une carrière politique longue et diversifiée. De quoi générer plusieurs pensions, mais là, plus rien n’est clair. Aucune déclaration consolidée et nominative n’est rendue publique. Aucun document de la Haute Autorité pour la transparence ne donne de total chiffré. Pas de ventilation par fonction, ni de montant final incontestable.
Le débat rebondit régulièrement, notamment en 2024, avec une séquence virale affirmant que le salaire de Jack Lang serait « payé par les impôts des Français ». En réalité, l’IMA est financé de façon mixte, par des subventions de l’État français, des pays arabes partenaires et ses propres ressources. Le salaire est versé par l’IMA, non par un ministère. Formellement, l’argent ne vient pas directement du budget de l’État, mais une partie de l’institution repose sur des fonds publics.


