Automobile : Pékin impose le retour des poignées mécaniques… dans le monde entier

À partir de 2027, la Chine interdira les poignées de porte escamotables sans alternative mécanique sur tous les véhicules neufs. Cette décision, dictée par des considérations de sécurité après un accident mortel à Chengdu, oblige les constructeurs à revoir leur copie. L’objectif est simple : garantir un accès manuel au véhicule, même en cas de panne ou de choc violent. Les modèles déjà homologués ont jusqu’en 2029 pour se conformer.

Le design sacrifié sur l’autel de la sécurité physique

Les poignées affleurantes, popularisées par les modèles haut de gamme électriques, sont devenues synonymes de modernité. Mais elles se révèlent peu fiables en situation d’urgence : en cas de choc, elles ne s’activent que dans deux tiers des cas. Le gel ou une panne d’alimentation les rend parfois inopérantes. La Chine tranche : l’esthétique ne doit plus primer sur l’accès d’urgence. Elle impose un retour à la mécanique comme principe de base.

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Tesla, BMW, Mercedes-Benz ou Kia sont directement concernés. Ils doivent adapter leurs modèles pour le marché chinois ou modifier l’ensemble de leur production. Intégrer une poignée mécanique sur un véhicule conçu pour le tout-numérique implique de revoir l’architecture des portières, l’isolation phonique, la chaîne logistique. La voie la plus rationnelle reste la standardisation mondiale, avec la norme chinoise comme référence.

L’Union européenne n’a pas encore bougé, mais observe de près. Pékin, longtemps suiveur des standards occidentaux, devient aujourd’hui prescripteur. En imposant cette exigence sur un marché stratégique, la Chine transforme une règle de sécurité en levier industriel. Pour rester dans la course, les constructeurs devront suivre.



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