Souveraineté : la cession de LMB Aerospace choque l’industrie de défense

LMB Aerospace, acteur clé de la défense, passe sous contrôle américain malgré les réserves de la Direction générale de l’armement.

Roland Lescure a dit oui. Le ministre de l’Économie a donné son feu vert à la vente de LMB Aerospace à l’Américain Loar Group, selon le média La Lettre. Une décision qui a été prise en ignorant l’avis de la Direction générale de l’armement (DGA). Et ça coince.

LMB Aerospace n’est pas un sous-traitant quelconque. L’entreprise fabrique des moteurs, des ventilateurs, des systèmes de refroidissement. Du matériel technique, stratégique, sensible. On retrouve ses produits dans le Rafale, dans le porte-avions Charles-de-Gaulle, et dans bien d’autres équipements de défense.

Une « vente suicidaire » ?

Au printemps dernier, quand les négociations avaient été révélées, plusieurs garde-fous étaient sur la table. Il était question de protéger la production tricolore, de maintenir en France la maîtrise des composants jugés critiques. Rien de tout cela n’a été retenu.

La DGA avait pourtant fait connaître ses réserves. Le ministère, lui, a tranché. Et Loar Group s’est empressé de revendiquer aux États-Unis la totalité des actions et des droits de vote. 100 %. Même pas une participation symbolique de Bpifrance, un temps envisagée pour garder un œil sur les opérations.

Sur X, les critiques politiques ont fusé. Aurélie Trouvé (LFI) dénonce une « vente suicidaire ». Jordan Bardella parle de « grande braderie ». Un industriel stratégique quitte le giron national, dans une relative indifférence.



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