Conseil patrimonial : l’essor d’un modèle indépendant, avec l’exemple de Prosper Conseil

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La gestion de patrimoine n’est plus un sujet marginal réservé à une minorité de ménages fortunés. Hausse durable de l’épargne financière, transmission intergénérationnelle accrue, complexité fiscale, diversification des placements : pour un nombre croissant de Français, les décisions patrimoniales sont devenues structurantes, engageant des montants importants et des horizons de long terme.

Dans ce contexte, le rôle du conseiller en gestion de patrimoine évolue. Longtemps centré sur la distribution de produits financiers, le conseil patrimonial est progressivement interrogé dans sa finalité même : s’agit-il de vendre des solutions ou d’accompagner des décisions ? Cette distinction, longtemps théorique, devient aujourd’hui centrale dans les choix des épargnants.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le développement de Prosper Conseil. Le cabinet fait partie des rares acteurs français à proposer un conseil en gestion de patrimoine et un conseil financier entièrement indépendants, rémunérés exclusivement par des honoraires. Un positionnement encore peu répandu, mais qui rencontre une adhésion croissante auprès d’une clientèle variée et de plus en plus large.

Le fonctionnement traditionnel du conseil patrimonial : un modèle historiquement fondé sur la distribution

Pour comprendre l’intérêt suscité par le modèle du cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant Prosper Conseil, il est nécessaire de revenir sur la manière dont fonctionne historiquement le conseil patrimonial en France.

Dans les réseaux bancaires, le conseiller est avant tout un salarié de l’établissement. Même lorsqu’il dispose d’une expertise technique solide, son rôle s’inscrit dans un cadre précis : orienter le client vers les solutions proposées ou référencées par la banque. Le modèle économique est simple et largement invisible pour le client : le conseil n’est pas facturé en tant que tel, il est intégré aux frais des produits commercialisés. Assurance-vie, fonds d’investissement, produits structurés ou solutions de crédit constituent autant de vecteurs de rémunération indirecte.

Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants, souvent appelés CGPI, ont longtemps été perçus comme une alternative à ce modèle bancaire. Dans les faits, si leur structure juridique est indépendante, leur rémunération repose majoritairement sur des rétrocessions versées par les fournisseurs de produits financiers. Ces commissions, intégrées aux frais des supports recommandés, constituent la principale source de revenus du cabinet.

Ce fonctionnement n’est ni illégal ni dissimulé. Il est encadré réglementairement et largement répandu. Mais il pose une question de fond, de plus en plus explicitement formulée par les clients : le conseiller peut-il être totalement objectif lorsque sa rémunération dépend des solutions qu’il recommande ?

Dans la majorité des cas, le conseil reste de qualité. Toutefois, la logique économique sous-jacente crée un biais structurel. Certains produits sont mieux rémunérateurs que d’autres, certaines solutions sont mises en avant, et l’approche globale peut parfois céder le pas à une logique d’allocation produit.

C’est précisément cette ambiguïté que Prosper Conseil a choisi d’éliminer en adoptant un modèle radicalement différent.

MIF 2, transparence et comparaison internationale : une évolution encore inachevée en France

L’entrée en vigueur de la directive européenne MIF 2 en 2018 a marqué une étape importante dans l’encadrement du conseil financier. L’objectif affiché était double : renforcer la protection des investisseurs et améliorer la transparence sur les frais et les conflits d’intérêts.

MIF 2 introduit notamment une distinction claire entre conseil indépendant et conseil non indépendantLe premier interdit toute perception de rétrocessions et impose une analyse large et non biaisée du marché. Le second autorise les commissions, à condition qu’elles soient justifiées et clairement expliquées au client.

En pratique, très peu d’acteurs français ont fait le choix d’un conseil pleinement indépendant au sens de la directive. La raison est principalement économique. Passer à un modèle fondé sur les honoraires implique de facturer explicitement le conseil, ce qui nécessite une forte pédagogie, une valeur perçue élevée et une relation de confiance solide.

Pourtant, cette approche est loin d’être marginale à l’échelle internationale. Dans plusieurs pays anglo-saxons et nord-européens, le recours à des conseillers rémunérés en honoraires est devenu la norme. Au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, au Canada ou en Australie, les épargnants paient directement pour un service de conseil, comme ils le feraient pour un avocat ou un expert-comptable. Le principe est simple et largement accepté : le client rémunère le conseil, pas le produit.

La France, historiquement attachée à des modèles de distribution intégrée, avance plus lentement sur ce terrain. Toutefois, la demande évolue. Les épargnants sont mieux informés, plus attentifs aux frais et plus sensibles aux conflits d’intérêts potentiels. Dans ce contexte, le modèle honoraires, longtemps perçu comme élitiste ou marginal, commence à s’imposer comme une réponse crédible et structurée.

C’est précisément sur ce créneau que Prosper Conseil s’est positionné, non pas comme un acteur de niche, mais comme un cabinet construit pour accompagner une clientèle large disposant d’un patrimoine financier significatif ou d’une forte capacité d’épargne.

Prosper Conseil : un cabinet en forte croissance porté par une demande de méthode et de cohérence

Le développement rapide de Prosper Conseil s’explique moins par un discours marketing que par une adéquation avec les attentes actuelles des épargnants. Le cabinet accompagne des profils variés : clients patrimoniaux, entrepreneurs, professions libérales, cadres dirigeants, retraités ou investisseurs expérimentés. Leur point commun n’est pas seulement le niveau de patrimoine, mais le besoin d’une vision structurée.

Beaucoup arrivent après des parcours fragmentés, faits de décisions successives prises sans cohérence globale. D’autres disposent déjà d’un patrimoine conséquent mais souhaitent sécuriser leurs choix, optimiser leur organisation patrimoniale ou préparer des étapes clés : cession d’entreprise, départ à la retraite, transmission ou diversification des actifs.

Le modèle de Prosper Conseil repose sur une logique simple : le conseil est facturé en tant que tel, indépendamment des solutions mises en œuvre. Cette approche permet d’aborder l’ensemble des sujets patrimoniaux (allocation financière, structuration fiscale, stratégie de long terme) sans contrainte de distribution.

La croissance du cabinet est largement portée par la recommandation et le bouche-à-oreille, notamment dans les cercles entrepreneuriaux et patrimoniaux. Ce mode de développement, lent mais cumulatif, traduit un niveau de satisfaction élevé et une relation de confiance durable.

Sans communication tapageuse, Prosper Conseil s’impose progressivement comme un acteur de référence du conseil patrimonial indépendant en France. Non pas en opposition frontale avec les modèles existants, mais en incarnant une évolution logique du marché : celle d’un conseil plus lisible, plus assumé et plus aligné avec les intérêts du client.

À mesure que les patrimoines se complexifient et que les enjeux financiers deviennent plus structurants, cette approche tend à s’imposer comme un standard émergent. Le succès de Prosper Conseil illustre ainsi une transformation silencieuse mais profonde du paysage du conseil en gestion de patrimoine en France.



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