Elon Musk annonce la fin de la pauvreté à Davos

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Invité pour la première fois au Forum économique mondial de Davos, Elon Musk n’a pas déçu. Le patron de Tesla et SpaceX est arrivé avec un scénario tout droit sorti d’un laboratoire de prospective : une humanité délivrée des contingences matérielles par des robots omniprésents, dopés à l’intelligence artificielle et alimentés par l’énergie solaire.
Pour Musk, la pauvreté appartient au passé — du moins si l’on accepte une automatisation totale. Il promet des milliards de robots humanoïdes, bon marché et sûrs, qui s’attaqueront aussi bien aux tâches ménagères qu’aux emplois en entreprise. Une armée silencieuse censée propulser la productivité dans des dimensions encore inconnues.

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L’intelligence artificielle devient banale

Autre certitude : l’intelligence artificielle sera bientôt gratuite ou presque. L’enjeu ne sera plus la technologie elle-même, mais les ressources pour la faire tourner. Musk prévient : la demande en puces spécialisées va grimper plus vite que la capacité mondiale à produire de l’électricité. L’alerte est donnée pour la fin de l’année.

Face à ce gouffre énergétique, le solaire s’impose, selon lui, comme la seule voie crédible. Il cite l’exemple de la Chine, qui installe l’équivalent de 1 000 gigawatts par an — soit la moitié de la consommation moyenne américaine. Il calcule qu’un champ solaire de 160 km² suffirait à couvrir les besoins énergétiques des États-Unis. L’Europe, avec ses plaines siciliennes ou ses plateaux andalous, aurait aussi sa carte à jouer. Musk vise une capacité de 100 gigawatts par an sur le territoire américain, avec un chantier plié en trois ans.

Conquête spatiale et super-intelligences

Ses robots Optimus sont déjà à l’essai dans les usines Tesla. Musk table sur une montée en compétences rapide. Ils devraient accomplir des tâches complexes dès la fin de l’année. La mise en vente est annoncée pour 2027. Objectif : des machines fiables, sûres et performantes dans tous les foyers.

Chez SpaceX, l’ambition reste inchangée : baisser le coût d’accès à l’espace. Après Falcon 9, partiellement réutilisable, Starship doit permettre une réutilisation complète dès cette année. La promesse : diviser les coûts par cent. Là encore, l’énergie solaire est appelée à jouer un rôle clé. Dans l’espace, son rendement est cinq fois supérieur à celui observé sur Terre. Musk y voit la future source d’alimentation de l’intelligence artificielle spatiale.

Il annonce un franchissement de seuil dès 2027 : des intelligences artificielles plus puissantes que n’importe quel cerveau humain. Et entre 2030 et 2031, un dépassement de l’intelligence collective. Une mutation radicale, censée remodeler la civilisation.

Musk puise sans complexe dans la science-fiction. Bandes dessinées, romans et expériences scientifiques alimentent ses ambitions. Il préfère, dit-il, miser sur l’optimisme, même s’il se trompe, plutôt que céder au pessimisme et avoir raison.



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