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À cinq mois du coup d’envoi du Mondial 2026, une controverse politique menace de déborder sur la compétition. En Allemagne, un élu CDU évoque l’option d’un boycott comme moyen de pression face aux déclarations de Donald Trump sur le Groenland. Dans le débat, plusieurs pays européens sont explicitement cités.
L’Allemagne, première menace de boycott évoquée publiquement
Le point de départ vient de Berlin. Jürgen Hardt, membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et présenté comme proche du chancelier Friedrich Merz, a avancé l’idée d’un geste radical. Dans une interview à Bild, il affirme que “l’annulation du tournoi ne serait envisagée qu’en dernier recours”, dans l’objectif de pousser Donald Trump à “revenir à la raison” sur la question du Groenland.
Le signal est lourd, au-delà de la formule. L’Allemagne est quadruple championne du monde (1954, 1974, 1990, 2014) et compte parmi les sélections les plus emblématiques. Un retrait ferait peser un risque sportif et économique majeur sur la FIFA et sur les pays organisateurs.
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Quels pays sont cités dans l’hypothèse d’un boycott du Mondial 2026 ?
La liste la plus explicite est avancée par Piers Morgan. Le journaliste britannique, décrit comme proche de Donald Trump, a publié sur les réseaux sociaux une proposition de “suspension” de participation pendant que se poursuivent des négociations tarifaires avec le président américain. Il cite : l’Angleterre, la France, l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Norvège et l’Italie.
Sa sortie, perçue comme provocatrice, a néanmoins installé une hypothèse : un Mondial amputé de plusieurs grandes puissances européennes.

Dossier Groenland et tensions commerciales : le contexte qui nourrit l’idée
À l’origine des menaces de boycott de la Coupe du Monde de football 2026, Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche, réaffirme son intention d’annexer le Groenland aux États-Unis. Il présente cette volonté comme une question de “sécurité nationale”. En Europe, le sujet déclenche une réaction politique forte, avec l’indignation du Danemark, de l’Union européenne et de l’OTAN.
La tension s’inscrit aussi dans un rapport de force économique. L’administration Trump a imposé des droits de douane de 10% à huit pays européens — dont l’Allemagne, la France et le Danemark — en raison de leur opposition au projet lié au Groenland.
D’autres voix évoquent un boycott, sans décision actée
Le débat ne se limite pas aux déclarations politiques. Ces dernières semaines, des figures du football allemand et l’entraîneur Claude Le Roy, depuis l’Afrique, ont également laissé entendre des messages allant dans le même sens. À ce stade, il s’agit de conjectures : aucune décision officielle n’est annoncée.
Le Mondial 2026 doit réunir 48 sélections et se tenir dans trois pays hôtes — États-Unis, Mexique et Canada. Malgré un climat intérieur américain décrit comme marqué par des raids migratoires, des protestations et une confrontation internationale, le pays se prépare à accueillir la compétition cet été.
La question, pour l’instant, reste politique. Mais si la menace allemande se concrétisait, et si l’idée de “suspension” s’étendait aux pays cités dans le débat, la FIFA, présidée par Gianni Infantino, se retrouverait face à un dilemme d’ampleur.


