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Il a touché les fuselages du bout des doigts, le regard presque attendri. Ce lundi à Cergy, Jean-Luc Mélenchon n’a pas visité n’importe quelle usine. Il a franchi les portes de Dassault Aviation, guidé par Éric Trappier, dans un décor clinique, high-tech, où l’on assemble Falcon et Rafale. Le leader de La France insoumise, en pleine précampagne masquée, a multiplié les gestes de connivence. Avec le patron. Avec la machine. Avec l’idée d’un génie industriel français dont il se veut, contre toute attente, le porte-voix.
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Pourquoi personne ne veut du Rafale en Europe
« Je suis un fan du Rafale dans l’aviation mondiale », lâche-t-il sans ambages. Pas une provocation. Une profession de foi. L’homme de la paix, qui martèle qu’il ne veut faire « la guerre à personne », s’émerveille d’un engin de combat. Et vante sans détour « la maison Dassault » et « le travail fait pendant toutes ces années ». L’instant est calibré. Mais la surprise est réelle.
Quand Mélenchon parle de Serge Dassault
Mélenchon ne s’en cache pas : Serge Dassault et lui s’étaient liés d’amitié. Une histoire d’élus locaux en Essonne, devenus concurrents sénatoriaux, puis compagnons d’estime réciproque. « On est chacun l’amitié la plus improbable de la vie de l’autre », sourit-il. À ses côtés, Aurélien Taché, député LFI du Val-d’Oise, observe la scène sans broncher. Le ton est posé. L’objectif politique, lui, affleure à chaque pas.
Piques croisées et éloges de la supériorité française
Trappier déroule le fil de la démonstration industrielle. Il parle performance, excellence, fierté nationale. « On fait beaucoup mieux, avec beaucoup moins de monde, que les Américains », insiste-t-il. Mélenchon renchérit : « Je vais m’en occuper de dire qu’on est les meilleurs ». Clin d’œil appuyé. Puis vient la saillie du patron : « Sur les avions il y a la gauche et la droite, mais jamais le centre ». Réplique immédiate de l’invité : « Ça ne sert jamais à rien nulle part le centre ». Échange drolatique, mais révélateur. Car sous le vernis, chacun joue sa partition. L’un valorise un savoir-faire. L’autre tend une main aux industriels, sans rien céder sur sa posture d’outsider du système.
Une convergence inattendue dans l’orbite spatiale
Sur l’aviation spatiale, les deux hommes trouvent un terrain commun. Trappier déplore l’indifférence française : « L’avion spatial c’est important. Mais ça n’intéresse personne ». Mélenchon rebondit : « La dissuasion spatiale, non-nucléaire, est une idée neuve ». Le vieux monde militaire est jugé « archaïque ». Mais l’espace, lui, reste à conquérir.
Jean-Luc Mélenchon, dans l’ombre d’un Rafale, trace un sillage inattendu. Pas de rupture. Pas de virage non plus. Plutôt une manière bien à lui de prendre appui sur le sol de l’usine pour se projeter ailleurs.



Je suis surprise de votre etonnement. D une part setge Serge Dassault a payé ses impôts , il en faisait un honneur de contribuer aux communs. D autre part il existe des amitiés professionnelles, respectueuses des opinions de chacun et dautres amitiés syndicales plus fraternelles et d’autres encore plus intime le cercle d’amis. Ne jouer pzs abusivement sur le mot s il vous plait..