Grillé, les mots fléchés qui cassent les cases

Pensé comme un bel objet, Grillé modernise les grilles traditionnelles en alliant exigence, humour et esthétique.

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Elles ne voulaient plus des mots fléchés en noir et blanc, avec leurs définitions trop sages et leurs grilles sans surprise. Louise et Dior ont donc sorti Grillé, un carnet qui ne ressemble pas aux autres. Objectif : revisiter un grand classique des vacances avec de l’exigence, du fond et une esthétique léchée. Et ça fonctionne. D’abord pensé pour leurs proches, le projet a déjà dépassé les 15 000 exemplaires.

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Un objet pour toutes les générations, sans clichés

Elles ne sortent pas de l’édition ni du monde du jeu. Elles se rencontrent dans une entreprise d’impression et d’encadrement, se découvrent une passion commune pour les mots fléchés, et lancent l’idée d’un carnet à leur image. Pas un gadget générationnel. Pas non plus une opération marketing sur papier glacé. Juste un objet qu’on a envie d’ouvrir, de feuilleter, de garder. Un format pensé pour traverser les âges et sortir des stéréotypes.

Louise évoque les souvenirs d’enfance. Dior se rappelle les moments partagés, entre deux plongeons, avec des amis et leurs parents. C’est cette mémoire collective qu’elles veulent raviver, sans nostalgie. Le ton est plus direct, les références plus actuelles. Les grilles, elles, sont qualifiées de « solaires ». À la manœuvre, elles s’entourent d’un verbicruciste repéré sur Internet. Yves, le professionnel, coécrit les définitions avec elles.

Une grille inclusive, sans militantisme affiché

Le contenu se veut exigeant, mais pas élitiste. Un mot d’ordre : parler de sujets de société sans posture. Grillé ne prétend pas révolutionner le genre, ni donner des leçons. Mais les grilles rééquilibrent les représentations, parlent féminisme, émotions, sexualité, diversité, sans jamais s’annoncer comme un manifeste. Dior raconte avoir testé une IA : en lui demandant des figures culturelles des années 1980, « 80 % des réponses étaient masculines ».

Le succès les dépasse. Tirage initial : 500 exemplaires. Aujourd’hui : 15 000. Le carnet est vendu en ligne et dans quelques concept stores triés sur le volet. La version actuelle n’est pas simple à remplir mais une édition débutant est déjà en réflexion.



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