Vœux sur Parcoursup : les règles à connaître

Tout ce qu’il faut savoir pour réussir son dossier Parcoursup 2026, étape par étape.

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L’ouverture ce lundi 19 janvier 2026 de la phase d’inscription sur Parcoursup donne le départ officiel d’un marathon qui concerne près de 980 000 candidats. Lycéens en terminale, étudiants en réorientation, adultes en reprise d’études : tous doivent composer avec une plateforme à la fois plus complète et plus exigeante. 25 000 formations, des calendriers rigides, des critères d’évaluation parfois opaques : l’orientation post-bac reste un moment de crispation, malgré les ajustements successifs.

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Comprendre le rythme précis du calendrier Parcoursup

Le calendrier ne bouge pas. La première phase, celle de l’exploration des formations, a commencé le 17 décembre 2025. Objectif : permettre aux candidats de prendre connaissance de l’offre disponible pour la rentrée 2026. Nouveauté cette année : la mise en ligne de 19 000 rapports d’analyse des candidatures 2025. Une avancée, avec un aperçu plus précis des critères de sélection utilisés par les établissements.

Deuxième étape, depuis ce 19 janvier : les candidats peuvent formuler jusqu’à 10 vœux pour des formations initiales, plus 10 vœux en apprentissage. Les dossiers doivent être complets et les vœux confirmés au plus tard le 1er avril.

Troisième phase : les réponses. Elles tombent à partir du 2 juin. Les candidats doivent classer leurs vœux en attente entre le 5 et le 8 juin. Une phase complémentaire est prévue à partir du 11 juin, jusqu’au 10 septembre.

Nouveautés, filières, vœux : mode d’emploi d’une plateforme dense

Le menu est vaste. Licences générales, BTS, BUT, classes prépas, écoles post-bac, formations paramédicales, sociales, vétérinaires ou en architecture : Parcoursup regroupe l’essentiel des filières contrôlées par l’État.

On y trouve aussi les PASS et LAS, les DN MADE, la nouvelle Licence Professorat des Écoles. Chaque fiche formation affiche taux de réussite, débouchés, critères d’admission, profils types des admis. De quoi affiner les candidatures… ou se perdre.

C’est la principale nouveauté 2026 : la LPE fait son entrée. Objectif : préparer dès la licence au concours du professorat des écoles. Formation répartie sur trois ans, avec tronc commun disciplinaire, stages, enseignement pédagogique, module d’éducation civique. Dès la L3, certains pourront être dispensés des épreuves écrites du concours. Une phase transitoire maintient l’accès au concours à bac+5 jusqu’en 2028.

Trois types de vœux sont possibles : simples, multiples avec sous-vœux, multiples sans dossier unique. Exemple : candidater à un BTS commerce dans cinq lycées différents compte comme un vœu multiple avec cinq sous-vœux. Limite : 10 vœux maximum, 20 sous-vœux. Moyenne observée : 14 candidatures par candidat.

L’alternance dispose de son propre espace, avec 10 vœux possibles, en plus des 10 vœux classiques. Le calendrier est plus souple : dépôt des candidatures jusqu’au 12 octobre 2026. Condition d’admission : signature d’un contrat avec une entreprise. Conseil des équipes pédagogiques : candidater en parallèle en formation initiale et en apprentissage pour sécuriser son parcours.

Ne pas rater les étapes qui comptent dans le dossier

Chaque vœu doit être accompagné d’un texte de 1 500 caractères maximum. L’exercice est redouté. Il s’agit de démontrer la cohérence du parcours avec la formation visée. Les jurys cherchent des lettres personnalisées, argumentées, précises. Les formules génériques, fautes et copier-coller sont éliminatoires.

Rédigée pour chaque vœu par l’équipe pédagogique, la Fiche Avenir comprend les notes, le classement dans la classe, les compétences transversales, les appréciations et l’avis du chef d’établissement. Les candidats ne peuvent la consulter qu’à partir de mi-mai. Mais elle pèse lourd dans les sélections, en particulier dans les filières sélectives.

Pas d’intelligence artificielle qui trie les candidats. Les commissions pédagogiques classent les dossiers selon leurs propres critères : résultats scolaires, régularité, comportement, motivation, engagement personnel. L’algorithme de Parcoursup ne fait qu’appliquer ces classements, gérer les quotas et envoyer les réponses. Il ne décide pas qui est accepté ou refusé.

Carte des formations, moteur de recherche, comparateur, simulateur d’accès, site d’entraînement : les outils ne manquent pas. Le site enregistre des millions de connexions. Mais le vrai accompagnement se joue ailleurs : avec les professeurs principaux, les psychologues de l’Éducation nationale, les conseillers d’orientation.

Un stress toujours très fort malgré des taux d’admission élevés

Oubli de confirmation des vœux, projets bâclés, méconnaissance des formations, saisie incorrecte des informations personnelles : chaque année, des milliers de candidats paient ces erreurs au prix fort. La procédure demande de la rigueur dès les premières étapes.

Parcoursup continue de générer un niveau d’anxiété élevé. En 2025, 84 % des lycéens se déclaraient stressés par la procédure. Pression sociale, incertitude, opacité, charge mentale : l’orientation reste une épreuve. Dans un contexte déjà marqué par la fragilité psychologique des jeunes, la plateforme ajoute une couche d’inquiétude. En septembre 2025, moins d’un étudiant sur deux se disait en bonne santé mentale.

L’an dernier, 92 % des lycéens ont reçu au moins une proposition. Le taux d’acceptation atteint 84,1 %. Le nombre de candidats sans solution a baissé, notamment grâce aux commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES). Mais les demandes de transparence restent fortes. Le ministère a lancé en 2026 un chantier dédié à la lisibilité des critères de sélection.



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