Les meilleures stratégies d’investissement en assurance-vie en 2026

Rendements en hausse, bonus incitatifs, nouvelles stratégies : l’assurance vie regagne en attractivité.

Afficher le sommaire Masquer le sommaire

Après des années ternes, l’assurance vie retrouve des couleurs. En 2026, la mécanique se réenclenche : les fonds en euros redeviennent compétitifs, les unités de compte reprennent du terrain, et les arbitrages retrouvent leur rôle. Les épargnants redécouvrent un placement longtemps cantonné à la défensive.

Les fonds en euros reprennent de la hauteur

Le rendement moyen des fonds en euros tourne désormais autour de 2,6 à 2,65 % nets de frais (Facts & Figures, Boursorama, janvier 2026). MACSF (3,15 %), Maif (3,05 %) et Ampli Mutuelle (3,75 %) tirent leur épingle du jeu. Une progression directement liée à la hausse des taux. Les assureurs profitent du renouvellement progressif de leurs portefeuilles obligataires : les OAT françaises de 2024 offrent 2,97 %, contre 0,2 % en 2021 (INSEE, Goodvest, novembre 2025). L’effet mécanique joue à plein.

A LIRE AUSSI
Warren Buffett : ses 5 règles d’or pour investir avec succès

Pour les profils prudents, l’équation reste simple : sécuriser le capital à court terme (moins de 5 ans). La part belle revient aux fonds en euros, avec un soupçon d’unités de compte peu volatiles — ETF obligataires ou monétaires (Fortuny Conseil, novembre 2025). Objectif visé : 3 % l’an, sans secousse.

Le profil équilibré vise l’entre-deux : rendement sans emballement, risque mesuré, sur 3 à 8 ans. L’allocation cible reste classique — moitié fonds euros, moitié unités de compte (Prosper Conseil, décembre 2025). Avec, en ligne de mire, les 5 % annuels. Les supports plébiscités : ETF MSCI World, SCPI, fonds obligataires diversifiés.

Les profils dynamiques — horizon au-delà de 8 ans, forte tolérance à la volatilité — s’orientent massivement vers les unités de compte, jusqu’à 80 % du portefeuille. L’objectif grimpe à 10 % annuel (Fortuny Conseil, novembre 2025). L’allocation se structure autour d’ETF actions mondiales. En 2024, les UC ont dégagé en moyenne 4,9 %, avec des pointes à 8,5 % pour certains fonds diversifiés (Carac, janvier 2026).

Profiter des bonus et des supports en pleine forme

Les bonus sur les fonds en euros reviennent en force début 2026. Abeille Assurances monte jusqu’à +2,4 % pour des versements 2025 réinvestis. BNP Paribas et Société Générale affichent de +1 % à +2 % selon la part allouée aux unités de compte (Meilleurtaux Placement, janvier 2026). Offres valables jusqu’à fin mars, avec des seuils UC variant de 15 % à 45 % selon les contrats.

Les SCPI restent une pierre angulaire des allocations UC. Rendement moyen de 4,72 % en 2024 (ASPIM), mais des écarts notables : Sofidynamic (9,52 %), Remake Live (7,5 %), CORUM Origin (6,05 %) (Meilleurtaux Placement, janvier 2026 ; Avenue des Investisseurs, septembre 2025). Les frais s’empilent, mais la fiscalité vie compense à long terme.

Les ETF s’imposent comme brique incontournable : diversifiés, peu chargés (souvent < 0,5 % de frais annuels), ils permettent une allocation agile. Exemple de portefeuille équilibré : 50 % ETF actions mondiales, 25 % obligataires, 20 % thématiques, 5 % monétaires (Blog Nalo, octobre 2025).

Le Private Equity fait son chemin. NextStage Croissance, lancé en 2016, affiche +12,12 % annuels sur 15 ans (Linxea, janvier 2026). Un placement de niche, avec horizon long (8-10 ans), mais dopé par la loi Industrie Verte, qui impose désormais une part de non-coté dans les allocations pilotées (Le Monde, janvier 2026).

Déléguer, arbitrer : les bons réflexes 2026

La gestion pilotée monte en puissance. Yomoni Vie, Linxea Spirit 2, Fortuneo Vie : entre +13,79 % et +19,30 % annualisés sur 2023-2025 (Moneyvox, avril 2025). Les frais de gestion s’en ressentent (+0,20 % en moyenne), mais les arbitrages automatiques trimestriels pèsent dans la performance.

L’arbitrage reste un outil sous-exploité. Non fiscalisé, il permet d’ajuster le contrat : sécurisation progressive du capital, rééquilibrage ou simple adaptation conjoncturelle. Les options automatiques (sécurisation des plus-values, transferts programmés) gagnent en usage (AG2R La Mondiale, décembre 2020).

Fiscalité, erreurs à éviter, structure à affiner

L’assurance vie garde son avantage fiscal, mais requiert une lecture fine. L’abattement après 8 ans reste à 4.600 €/an pour une personne seule, 9.200 € pour un couple. Au-delà : 7,5 % d’imposition jusqu’à 150.000 €, puis 12,8 %, auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux (Linxea, février 2025).

En transmission, les versements avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152.500 € par bénéficiaire. Le conjoint ou partenaire de PACS reste exonéré. Une rédaction négligée de la clause bénéficiaire peut cependant tout gâcher : l’AMF estime que 30 % des clauses sont mal formulées (Euodia, mars 2022).

Erreurs classiques : placement trop court, absence de diversification, frais excessifs, contrats obsolètes. Des versements avec plus de 2 % de frais ou des gestions UC à plus de 1 % rognent mécaniquement la performance (Mon Petit Placement, octobre 2024).

L’allocation évolue avec l’âge. Règle simplifiée : “100 moins l’âge” pour la part en actions. À 30 ans : 70 % UC, 20 % fonds euros, 10 % liquidités. À 60 ans : 20 % UC, 60 % obligations, 20 % liquidités (Yomoni, Magnolia, Filianse, 2024-2025).

Dans une allocation globale type en 2026 : 30 % SCPI, 30 % actions et ETF, 20 % assurance vie (euros + UC), 10 % livrets, 10 % obligations ou matières premières (Meilleurescpi, janvier 2026 ; Prosper Conseil, décembre 2025).

Le contexte macro aide : inflation attendue à 1,3 %, croissance française de 1 %, BCE à 2 % (Banque de France, BCE, décembre 2025). Marchés actions : hausses anticipées de 8 à 12 %, bénéfices américains en hausse de 13 à 14 %, portés par l’IA. Santé et luxe reviennent en grâce après leur creux de 2025 (Rothschild AM, janvier 2026).



L'Essentiel de l'Éco est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

Publiez un commentaire

Publier un commentaire