Combien coûte le pèlerinage à La Mecque ?

En 2026, le coût du Hajj grimpe jusqu’à 15 000 € selon la formule choisie. Un pèlerin français dépensera en moyenne 9 000 à 10 000 €.

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C’est un voyage de foi. Mais c’est aussi un voyage très coûteux. En 2026, partir au Hajj, le grand pèlerinage musulman, coûtera entre 6 900 € et 15 000 € selon les formules. Les agences agréées proposent trois gammes : forfaits standards à partir de 8 000 €, premium dès 9 500 €, luxe au-delà de 10 500 €. Pour un pèlerin français, la dépense moyenne tourne autour de 9 000 à 10 000 €.

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Le prix comprend un package complet : vol, visa, hébergements, encadrement, transferts, assurance, TVA saoudienne (15 %). Le tout payé d’avance, en une fois, via la plateforme officielle Nusuk. Aucun échelonnement possible. En option, les repas hors demi-pension, les visites annexes ou l’assurance renforcée.

Un système verrouillé, une offre limitée

Plusieurs facteurs tirent les prix vers le haut. D’abord, l’obligation de passer par une agence agréée. Ensuite, la flambée des prix hôteliers autour de la mosquée sacrée, notamment pendant la période du Hajj. S’ajoutent les hausses de prix sur les services et l’inflation générale. Enfin, le taux de change du riyal saoudien joue un rôle non négligeable.

Le pèlerinage suit un calendrier précis. En 2026, il aura lieu du 25 au 31 mai. Cinq jours de rituels denses, dans des conditions physiques éprouvantes. Entrée en état de consécration (Ihram), rassemblement à Arafat, nuit à Muzdalifah, lapidation des stèles à Mina, circumambulations autour de la Kaaba, sacrifice, prières. Les étapes sont fixes, codifiées, éprouvantes.

Des quotas stricts et des conditions sanitaires fermes

Le nombre de pèlerins est encadré. En 2025, ils étaient 1,673 million, en baisse par rapport à 2024 (1,833 million). Pour 2026, la France dispose de 6 000 places officielles. Mais des quotas non utilisés dans d’autres pays peuvent être redistribués, comme ce fut le cas en 2025, avec plus de 10 000 pèlerins français finalement autorisés.

Les autorités saoudiennes ont aussi renforcé les conditions sanitaires. Vaccins contre la méningite et, pour certains pays, contre la fièvre jaune. Le vaccin COVID est fortement recommandé. Des pathologies comme les maladies cardiovasculaires, pulmonaires ou mentales peuvent entraîner un refus à la frontière.

Le Hajj est un engagement spirituel. C’est aussi une opération logistique, un effort physique, un enjeu économique.



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