Airbus reste numéro un mondial en 2025, avec 793 avions livrés. Trois de plus que prévu, et 27 de plus qu’en 2024 (+4 %). Mais loin de l’objectif affiché : 820 appareils. L’A320, best-seller du groupe, a freiné la cadence.
Décembre : des défauts repérés sur des panneaux de fuselage. Novembre : 6 000 avions cloués au sol pour corriger un logiciel vulnérable aux radiations. Deux alertes qui ont ralenti la production.
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Airbus a livré près de 140 avions de plus que Boeing. Un écart important : c’est à la livraison que les constructeurs encaissent leurs revenus. Mais Boeing signe un retour remarqué. À fin novembre, Boeing affiche 999 commandes nettes, contre 700 pour Airbus. Un mois avant la fin de l’année, Boeing en comptait déjà 537, contre 348 pour toute l’année 2024.
Le 737 MAX débloqué, les lignes redémarrent
Boeing a enfin pu livrer les 450 moyen-courriers 737 MAX restés sur ses parkings à cause de défauts de fabrication. Signal industriel fort. Airbus termine l’année avec 889 commandes nettes, dont 705 A320 et A220. Son carnet atteint 8 754 avions, soit plus de dix ans de production, valorisés à près de 570 milliards d’euros. Boeing suit avec plus de 6 600 avions à livrer.
Le 7 janvier, Alaska Airlines commande 110 avions à Boeing, dont 105 737 MAX. Airbus vise 75 moyen-courriers par mois d’ici fin 2027. Safran a livré tous les moteurs attendus. Selon le Gifas, seules 3 à 5 % des entreprises de la supply chain restent en difficulté.
Les industriels misent sur la stratégie des « doubles sources » pour éviter les ruptures sans surcharger les fournisseurs. La FAA encadre toujours Boeing : 38 avions produits par mois début 2024, 42 en septembre, objectif : 53 fin 2026.


