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Airbus installe Lars Wagner à la tête de sa division aviation commerciale. Il a pris ses fonctions le 1er janvier. Sa mission est claire : remettre les usines en cadence pour respecter les objectifs de production et de livraisons.
À 50 ans, cet ingénieur allemand, marié et père de deux enfants, revient dans un groupe qu’il connaît déjà. Il y a travaillé de 2003 à 2015, en lien direct avec les lignes d’assemblage, notamment à Hambourg. Depuis, il dirigeait le motoriste MTU, dont il a pris la tête en 2022.
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Une priorité industrielle assumée
Sa nomination, annoncée en novembre 2024, est perçue comme un choix industriel. Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, opte pour un profil focalisé sur l’exécution plutôt que sur le carnet de commandes. Et celui-ci reste plein : plus de 8 700 appareils à livrer, soit plus de dix ans d’activité.
Mais les retards s’accumulent. Airbus n’a pas atteint ses objectifs en 2025 : environ 790 livraisons, contre 820 prévues. Le chiffre reste inférieur à celui de 2019, avant la crise sanitaire (863 appareils).
Des objectifs de cadence bien définis
Wagner s’inscrit dans une logique de redressement industriel. Il a commencé à reprendre ses marques dès novembre 2025. En interne, il se veut accessible. Il répète que sa porte est « toujours ouverte ».
l pilote désormais quatre sites d’assemblage : Toulouse, Hambourg, Mobile (États-Unis) et Tianjin (Chine). Les objectifs sont fixés : 75 A320 par mois en 2027, 14 A220 en 2026, 12 A350 en 2028 et 5 A330 en 2029.
Il hérite aussi du plan « Lead ! », lancé mi-2024. Objectif : améliorer l’efficacité opérationnelle. Il devra le porter dans un contexte tendu. Les équipes ont été renouvelées depuis la crise du Covid. Les problèmes de qualité sont nombreux.


