Léon Marchand, au centre d’une nouvelle Cité de la natation

Toulouse rêve d’une cité aquatique à la hauteur de Léon Marchand, entre performance, santé et innovation.

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Sur l’île du Ramier à Toulouse, les Dauphins du TOEC veulent construire une Cité de la natation. Objectif : une ouverture en 2028. Le projet s’appuie sur la dynamique des Jeux olympiques de Paris et les performances de Léon Marchand, quadruple champion olympique. Le club, présent aux dix dernières Olympiades, n’a toujours pas d’infrastructure propre.

Avec 1.900 adhérents dont 250 compétiteurs, le club se répartit aujourd’hui sur quatre piscines municipales. Une organisation complexe, qui limite l’accès aux lignes d’eau. Le projet est lancé en 2019, dans le sillage du parc Garonne voulu par la mairie. Le président, Vincent Gardeau, propose alors une Cité de la natation. Il veut inscrire l’initiative dans la continuité des figures historiques du club : Nakache, Jany, Boiteux. Deux obstacles majeurs : le coût d’une piscine olympique et la construction en zone inondable.

Un bâtiment sur pilotis, cinq niveaux, trois bassins

Le terrain, situé près de la piscine Nakache, est cédé par la ville à l’été 2023. Le permis de construire est déposé en novembre. Le bâtiment, de 10.000 m², sera construit sur pilotis. Il comptera cinq niveaux. Sur le toit, une piscine olympique découverte. Au premier étage, une piscine de 25 mètres et un bassin d’apprentissage. La moitié du bassin olympique proviendra de celui des JO de Paris.

La Cité abritera aussi un centre de médecine du sport ouvert au public. Cardiologues, kinés, diététiciens, cryothérapie, caisson hyperbare. Le tout géré par une société externe. Même chose pour les espaces de séminaires et de restauration. Objectif : faire vivre le lieu au-delà du cercle sportif.

Soulager les piscines toulousaines, développer la pratique

Avec cette infrastructure, le club compte libérer trois piscines municipales. Toulouse ne dispose que de douze piscines, certaines en travaux. Les bassins sont saturés. Vincent Gardeau parle de “nageurs entassés”. Il juge le “plan piscine” de la mairie insuffisant. Il met en avant un chiffre : il y aurait aujourd’hui moins d’espace de bassin par habitant qu’il y a cinquante ans.

Le coût total du projet est estimé à 33 millions d’euros hors taxes. L’État, Toulouse Métropole, le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie apportent 16,4 millions d’euros. Le club vise 5 millions d’euros de mécénat et emprunte 12 millions d’euros. Pour rembourser, il compte sur la hausse des cotisations et la location des espaces. Il prévoit aussi une montée en puissance : jusqu’à 2.500 adhérents et un rôle renforcé dans la formation des scolaires. Le budget annuel s’élève à 1,7 million d’euros, pour 20 équivalents temps plein.



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