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Les manifestations continuent en Iran. Dans la nuit de samedi, plusieurs villes ont encore vu des rassemblements, malgré les menaces de répression. Des ONG évoquent des bilans humains s’élevant à plusieurs centaines de morts. Les autorités répondent par un durcissement du ton, jusqu’à brandir la peine capitale. Les coupures d’internet et de téléphonie rendent la vérification difficile.
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À Téhéran, Mashhad, Rasht, Tabriz, Shiraz, Kerman, les mobilisations persistent. À la capitale, les manifestants privilégient des rassemblements éclairs pour éviter les forces de sécurité. Des drones sont signalés dans le ciel. À Mashhad, des jeunes, visages masqués, coupent des routes sous des tirs présumés. Des vidéos venues d’autres villes montrent des affrontements, des incendies, des corps dans les morgues. Certains sont atteints à la tête ou au cou.
Coupures et bilans fragmentés
Les coupures de communication, qui durent depuis près de 72 heures, limitent le flux d’informations. Malgré cela, des images et témoignages continuent de parvenir par satellite. Selon des groupes iraniens, au moins 117 personnes seraient mortes. HRANA parle de 116 morts confirmés. Le magazine Time avance que 217 corps ont été reçus dans six hôpitaux de Téhéran, uniquement depuis jeudi soir. La majorité présenteraient des blessures par balles réelles.
L’ONG Iran Human Rights rapporte un témoignage : la famille d’une étudiante de 23 ans aurait découvert un site regroupant “des centaines de corps”. La plupart des victimes auraient entre 18 et 22 ans, tuées à bout portant.
Arrestations massives et bâtiments incendiés
L’agence semi-officielle Tasnim évoque l’arrestation de 200 “chefs de groupes terroristes” et la saisie d’armes. Elle recense aussi des attaques contre 34 mosquées, 40 banques, 13 bâtiments gouvernementaux, 15 centres commerciaux et 50 véhicules. Des observateurs estiment que certains commerces visés appartiendraient à des proches du régime.
Tensions diplomatiques et menaces judiciaires
Le pouvoir hausse le ton. Le procureur général parle d’“ennemis de Dieu” pour qualifier les manifestants, un chef d’inculpation pouvant mener à la peine de mort. Le guide suprême et les responsables sécuritaires annoncent une “ligne dure”.
Le président Pezeshkian accuse les États-Unis et Israël de vouloir semer le chaos. Donald Trump, sur Truth, affirme que “l’Iran cherche la liberté”. Washington dit “être prêt à aider”.


