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Puma vacille, Anta Sports avance. Le géant chinois du sport, basé à Hong Kong, a déposé une offre formelle pour racheter la part de 29 % détenue par Artémis, la holding de la famille Pinault. L’équipementier allemand, miné par la chute de ses ventes et une restructuration douloureuse, pourrait basculer sous pavillon asiatique.
L’opération est en discussion depuis plusieurs semaines. Selon Reuters, le financement est déjà sécurisé. Artémis, Anta et Puma refusent tout commentaire. Mais selon des sources proches du dossier, la holding française attend au moins 40 euros par action, loin des 23,95 euros affichés récemment en Bourse.
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L’appétit international du géant chinois
Anta Sports veut s’imposer à l’international. Le groupe n’en est pas à son coup d’essai. En 2019, il avait mis la main sur Amer Sports et relancé des marques comme Arc’teryx ou Salomon. Le même scénario est envisagé pour Puma.
La marque au félin est en difficulté. Son action a bondi de +9,7 % à 24,6 euros après les rumeurs de rachat, mais la capitalisation a fondu de près de 50 % en un an. Puma subit la concurrence d’Adidas ou On, et reste pénalisé par la guerre commerciale lancée par Donald Trump.
Pinault se désengage, Puma restructure à perte
Côté Pinault, Puma est devenu un actif secondaire. Artémis se recentre sur ses piliers : Kering, Christie’s, l’agence CAA. Et les investisseurs scrutent sa dette. Vendre Puma, ce serait alléger la structure.
Arthur Hoeld, directeur général depuis l’été 2025, a lancé une nouvelle restructuration et des coupes dans les coûts. Puma prévoit une chute à deux chiffres de son chiffre d’affaires en 2025 et une perte d’exploitation. Un retour à la croissance n’est pas attendu avant 2027.


