F-35 : l’Italie va former les pilotes de l’OTAN

L’Italie investit 112,6 M€ dans un centre de formation F-35 à Trapani-Birgi, premier du genre en dehors des États-Unis.

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L’Italie débloque 112,6 millions d’euros pour créer à Trapani-Birgi un centre international de formation F-35. Ce sera le premier en dehors des États-Unis. Mise en service partielle prévue en 2028, montée en puissance en 2029.

La base sicilienne, bien placée géographiquement et dotée d’infrastructures adaptées, est déjà identifiée depuis des années comme un site stratégique pour le F-35. Rome veut renforcer son rôle central dans le programme, aussi bien comme opérateur que comme plateforme industrielle. Le site de Cameri en est l’autre pilier, avec l’assemblage et la maintenance.

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Une vitrine pour l’entraînement des pilotes européens

Le centre servira les forces alliées basculant vers des capacités de 5e génération. Objectif : standardiser les méthodes, favoriser l’interopérabilité et limiter les longs séjours de formation aux États-Unis. Le modèle visé est celui de Luke (Arizona), version européenne. Rome mise aussi sur les retombées technologiques et industrielles à long terme.

Le site aura une double fonction : troisième base italienne de F-35 et centre de formation international. Deux escadrons seront créés, l’un national, l’autre multinational. Une capacité initiale est attendue en 2028, pour une pleine capacité opérationnelle en 2029. Le projet inclut également un centre de formation et de soutien mutualisé.

Simulateurs, bâtiments, données classifiées : les moyens engagés

Première étape : construction d’un bâtiment de formation au sol, d’une zone sécurisée pour données sensibles, de deux simulateurs de mission complète et d’espaces réservés pour des modules futurs. Le chantier doit démarrer cette année, sur cinq ans, avec un pic de dépenses de plus de 47 millions d’euros en 2029.

Le projet est piloté par une coentreprise entre Leonardo et Lockheed Martin. Le groupe américain fournit les simulateurs et les systèmes d’entraînement. Leonardo gère les données classifiées, en respect des règles américaines. L’accès aux logiciels, méthodes et contenus sensibles repose sur cet équilibre.

La formation combinera heures de vol et simulation avancée. Les simulateurs reproduisent fidèlement cockpit, capteurs, systèmes d’armes et environnement de combat. Objectif : préparer les pilotes à des situations complexes, coûteuses ou risquées en vol réel, et garantir une coordination fluide dans des missions alliées.



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