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C’est un outil redoutablement efficace pour construire l’avenir de ses enfants. L’assurance vie, placement préféré des Français, peut aussi leur servir de tremplin, à condition d’en comprendre les mécanismes. Objectif : constituer une épargne sur le long terme, dans un cadre fiscal avantageux, et avec des règles du jeu précises.
L’idée est simple : faire fructifier une somme d’argent sur plusieurs années, dans une enveloppe fiscale souple. En cas de décès du souscripteur, les avantages fiscaux sont notables. Les primes versées avant 70 ans échappent aux droits de succession jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire. Autrement dit, un coup de pouce financier non négligeable pour un enfant ou un petit-enfant, quand les besoins financiers s’accumulent : études supérieures, permis de conduire, premier logement.
Deux méthodes, deux logiques
Première option : le contrat à votre nom, avec l’enfant désigné comme bénéficiaire. Aucun frein juridique, peu importe son âge. Au moment de votre décès, il récupère les fonds, dans le cadre fiscal précité. Cette méthode offre une grande souplesse. Rien n’empêche d’ouvrir plusieurs contrats, un pour chaque enfant. Une manière d’organiser la transmission de façon claire.
Deuxième voie : le contrat directement au nom de l’enfant. Les parents, en tant que représentants légaux, gèrent le contrat jusqu’à la majorité. À 18 ans, le jeune devient pleinement propriétaire. Pour éviter les dérapages, un pacte adjoint peut être signé. Il encadre l’usage du capital, peut en différer l’accès jusqu’à 25 ans, et fixer des conditions : financement d’études, achat immobilier, ou toute autre dépense considérée comme structurante.
Comparer les contrats, pas seulement les vitrines
La tentation est grande de signer avec sa banque. Elle connaît déjà le client, le dossier est rapidement monté. Mais les contrats bancaires sont souvent chargés en frais. Les alternatives existent : assureurs spécialisés, mutuelles, courtiers en ligne. Les frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage peuvent faire la différence sur la durée. Il suffit de lire les documents d’information clés, fournis par l’assureur. La comparaison est souvent instructive.
Le contrat d’assurance vie n’est pas un livret A. Il offre un accès à des supports variés. Le fonds en euros, garanti, reste un socle rassurant. Mais à long terme, il rapporte peu. Pour espérer plus, il faut accepter une part de risque. Les unités de compte — actions, obligations, ETF — permettent de viser un meilleur rendement. Reste à choisir la proportion selon l’horizon de placement et la tolérance au risque.
Libre ou piloté : un choix de méthode
Deux modes de gestion. La version libre laisse les commandes à l’épargnant : c’est lui qui décide où vont les fonds. Cela demande du temps, et un minimum de connaissances. À l’inverse, la gestion pilotée délègue les choix d’investissement à des professionnels, selon un profil de risque : prudent, équilibré ou dynamique. Le contrat évolue automatiquement en fonction des marchés. Une solution confortable, mais avec des frais parfois plus élevés.


