Le Salon de l’agriculture 2026 menacé

Un Salon sous haute tension : entre épidémie, annulations et menaces syndicales, l’édition 2026 s’annonce électrique.

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Pas de vaches, pas de volailles, et peut-être pas de Salon tel qu’on le connaît. À sept semaines de l’ouverture, l’édition 2026 du Salon international de l’agriculture se retrouve fragilisée. En cause : l’absence annoncée de ses stars animales et un climat politique prêt à s’enflammer.

C’est une première. Aucun bovin ne foulera le sol du hall 1, le plus emblématique du Parc des expositions, Porte de Versailles. Les organismes de sélection refusent de déplacer leurs animaux, trop risqué avec la dermatose nodulaire contagieuse qui circule depuis l’été dernier. 117 foyers ont été recensés depuis juin 2025, principalement en Savoie. Les éleveurs préfèrent renoncer que contaminer.

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Les volailles toujours interdites

Même sort pour les volailles. Comme en 2025, elles resteront à l’écart en raison de l’influenza aviaire. La France est toujours classée en risque élevé. Coqs, poules et canards ne seront donc pas là. Seuls quelques œufs et poussins feront de la figuration sur le stand des poulets de Loué.
Les organisateurs assurent avoir travaillé pour garantir une venue sécurisée des bovins. Une présence partielle reste sur la table, mais aucune confirmation. Même Biguine, la vache égérie 2026 venue de Martinique, pourrait manquer à l’appel.

Le hall 1 devra se passer de ses locomotives. Brebis, chèvres, porcs seront là, mais les bovins attirent le gros du public, des partenaires, des médias. Leur absence rebat les cartes. Les autres espèces – équins, ovins, caprins, canins, félins – tiendront leur place, mais sans faire oublier le manque.

Menace de perturbations syndicales

À cela s’ajoute la grogne agricole. Plusieurs syndicats préparent des actions sur place. Le Salon pourrait servir de caisse de résonance à leur colère, nourrie par la gestion de la crise sanitaire et l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.

Le Salon doit ouvrir ses portes le 21 février. Officiellement, rien ne change. Mais sans bovins, sans volailles, avec des menaces de mobilisation dans l’air, l’événement pourrait perdre bien plus que des animaux.



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