SMIC : à combien s’élève le salaire minimum au Koweit en 2026 ?

Salaire minimum, logement, santé, visa : tour d’horizon des conditions de vie des expatriés au Koweït.

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Au Koweït, le salaire minimum en 2026 reste bloqué à 75 KWD (208,5 €) dans le secteur privé, niveau instauré en 2017. Pour les employés domestiques, le plancher est encore plus bas : 60 KWD (166,8 €), fixé depuis 2016. Ces montants s’appliquent à tous, Koweïtiens comme expatriés. Dans les faits, la majorité des salariés concernés sont des travailleurs étrangers peu qualifiés.

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Dans le haut du panier, les expatriés occidentaux qualifiés perçoivent des salaires pouvant atteindre 118 000 € par an. À l’autre extrémité, certains employés ne perçoivent que 100 KWD (278 €) par mois. La moyenne nationale s’élève à 971 KWD (2 698 €), mais les écarts sont marqués : les Koweïtiens gagnent en moyenne 1 000 KWD (2 780 €) contre 300 KWD (834 €) pour les expatriés. Depuis 2024, le seuil requis pour faire venir sa famille a été relevé à 800 KWD (2 224 €), contre 550 KWD (1 529 €) auparavant.

Se loger, premier défi pour les expatriés

Le logement représente la part la plus lourde du budget. En dehors du centre-ville, un studio coûte en moyenne 188,50 KWD (523 €) par mois. En centre, un appartement d’une chambre atteint 258,33 KWD (717 €). Dans les zones prisées comme Salmiya ou Mahboula, un deux-pièces se situe entre 400 et 600 KWD (1 112 à 1 668 €). Une villa peut monter à 1 500 KWD (4 170 €) par mois. À l’achat, le mètre carré en centre-ville coûte entre 4 973 € et 5 698 €.

Côté vie quotidienne, les prix sont variables. Un repas classique au restaurant revient entre 6,22 € et 9,40 €, soit jusqu’à -58 % par rapport à la France. Le lait coûte 1,50 €, le riz 1,80 € le kilo, le pain 2,10 € les 500 grammes. Le cappuccino affiche 5,10 à 5,60 €, soit +72 %. L’abonnement à une salle de sport peut atteindre 99 €. L’essence reste très bon marché à 0,30 € le litre (-81 %). Les charges domestiques mensuelles s’élèvent à 55 € (-70 %). Un forfait mobile coûte 19 € (-24 %).

Une économie riche, mais dépendante du pétrole

Le dinar koweïtien demeure la devise la plus forte du monde, avec 1 KWD = 2,78 €. L’économie repart : le PIB est attendu en hausse de +2,6 % en 2025 et +3,8 % en 2026. Le PIB par habitant atteindrait 26 302 $ (23 891 €) en 2026, et 50 587 $ (45 960 €) en parité de pouvoir d’achat. L’inflation générale reste modérée : 2,3 % en 2025, 2,1 % attendus en 2026, mais les prix alimentaires augmentent plus rapidement (+6,02 % en août 2025, +4 % prévus en 2026).

Les hydrocarbures génèrent 90 % des exportations et des recettes gouvernementales, 70 % des revenus budgétaires. La production est prévue à 2,55 millions de barils/jour en 2026. Le déficit budgétaire atteindrait -7,8 % du PIB en 2025-2026, l’excédent courant +26,5 %, en baisse par rapport à 2024 (+29,1 %). Malgré des projets comme Silk City, la diversification reste lente.

Des conditions de séjour de plus en plus contraignantes

Depuis juillet 2025, un permis de sortie est requis pour tout expatrié souhaitant quitter le pays, même temporairement. À partir de décembre 2025, un résident étranger ne peut s’absenter plus de six mois sans perdre son statut (ou quatre mois pour les employés domestiques sans autorisation préalable). Human Rights Watch a dénoncé un durcissement des règles, qui renforce le système de kafala.

Dans le domaine de la santé, les citoyens koweïtiens ont accès gratuitement aux soins publics. Les expatriés, eux, doivent cotiser. En pratique, beaucoup se tournent vers des assurances privées, face à la saturation du système public. Pour les familles, l’éducation représente un coût élevé : une école maternelle privée coûte entre 362 et 422 € par mois, une école internationale 5 885 € par an. Le budget mensuel conseillé pour un expatrié célibataire se situe entre 800 et 1 200 KWD (2 224 à 3 336 €), et entre 1 500 et 2 500 KWD (4 170 à 6 950 €) pour une famille.

Malgré un indice de développement humain de 0,852, le pays reste mal classé pour la qualité de vie perçue par les expatriés : 46e sur 46 selon Expat Insider en 2025, avec 28 % de satisfaits. Environ 38 % d’entre eux estiment leur revenu disponible insuffisant pour vivre correctement, contre une moyenne mondiale de 31 %.



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