Cake Eat, la pâtisserie qui innove

Derrière Cake Eat, une pâtisserie à Roncq, se cache une histoire de résilience, d’innovation et de formation. Découvrez un projet pas comme les autres.

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À première vue, Cake Eat pourrait passer pour une énième boutique de pâtisseries créatives. Mais derrière ses vitrines colorées se joue une histoire autrement plus singulière. Celle d’Annie Koné, entrepreneure autodidacte, qui a transformé une liquidation judiciaire en point de bascule. Après la fermeture de sa première entreprise à Bondues, frappée de plein fouet par la crise sanitaire, elle aurait pu tout arrêter. Elle choisit au contraire de repartir de zéro, en s’appuyant sur ce revers pour repenser son modèle.

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La boutique ouverte à Roncq (Nord, en région Hauts-de-France) est un espace où se croisent design pâtissier, artisanat exigeant et démarche entrepreneuriale. Cake Eat est né d’un soutien décisif — celui d’un propriétaire qui, croyant en son potentiel, lui met un local à disposition. Depuis, Annie Koné s’attache à faire de chaque création un objet de précision, dans lequel se mêlent technicité, esthétique et réflexion sur les usages.

Innovation pâtissière et diversification des canaux

Le redéploiement de Cake Eat s’est accompagné d’une série d’initiatives concrètes. Parmi elles, le Top Notch Icing, un glaçage conçu comme une alternative à la pâte à sucre. Développé en interne, il permet d’obtenir un rendu lisse et régulier, sans sacrifier la tenue ni le goût. Ce produit incarne une logique de terrain : transformer une contrainte de production en solution opérationnelle.

Autre signal fort : l’installation à l’extérieur de la boutique d’un distributeur automatique de cupcakes, disponible tous les jours de la semaine de 7h à 22h. Cette initiative, née pendant la pandémie, répond à la fragmentation des horaires de consommation et à la recherche de souplesse par les clients. Si elle reste marginale à l’échelle du marché, elle traduit une volonté d’expérimentation mesurée.

Une pédagogie ancrée dans le réel

Au-delà de la vente, Cake Eat est aussi un espace de formation. Annie Koné y propose des ateliers pour particuliers, entreprises ou professionnels en reconversion, dans un format immersif. Formatrice certifiée, elle intervient également dans le cadre de parcours financés par les OPCO.

Sa démarche pédagogique s’appuie sur l’expérience acquise, y compris dans ses angles morts. Elle ne se limite pas à transmettre des gestes techniques : elle partage aussi ce qui a échoué, ce qui n’a pas fonctionné, et comment en tirer parti. Cette approche, plus incarnée que théorique, s’adresse à celles et ceux qui cherchent à entreprendre en ayant conscience des risques, pas seulement des réussites.

Une ambition encore en gestation

Après avoir consolidé son activité à Roncq, Annie Koné envisage désormais de dupliquer son modèle ailleurs en France. L’idée : implanter d’autres boutiques Cake Eat sur le territoire, en maintenant le niveau d’exigence et l’identité de l’offre. Aucun calendrier précis n’est avancé, mais l’intention est posée.

Cette volonté de structurer une marque artisanale à échelle nationale pose une équation délicate : comment croître sans dénaturer ? Pour l’instant, Cake Eat reste un projet local et indépendant, né dans un contexte difficile et porté par une entrepreneure qui fait de ses failles un levier de construction. À rebours des success stories trop lisses, l’aventure de Cake Eat repose sur une dynamique plus rare : celle d’un redressement concret, pensé pas à pas.



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