C’est l’un des transferts les plus marquants de l’été. À 23 ans, Lucas Chevalier quitte Lille pour rejoindre le Paris Saint-Germain contre 55 millions d’euros (bonus compris) et un contrat XXL à la clé. Une montée en puissance express pour le jeune gardien, devenu en un été le portier français le plus cher de l’histoire… et l’un des mieux payés du monde.
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Avant de signer au PSG, Lucas Chevalier évoluait sous les couleurs du LOSC, où il percevait 95 000 euros bruts mensuels, soit 1,14 million d’euros par an. Ce contrat, signé en juillet 2022, représentait déjà une forte augmentation de ses émoluments précédents. En l’espace de trois ans, sa rémunération a été multipliée par plus de vingt.
Une pression maximale
L’arrivée à Paris marque une nouvelle rupture d’échelle. Le contrat de cinq saisons signé cet été garantit au joueur un salaire fixe autour de 8 millions d’euros par an, auquel s’ajoutent des primes de performance individuelles et collectives. En un seul transfert, le natif de Calais passe d’un statut de jeune espoir à celui d’un cadre financier du vestiaire parisien.
Le LOSC, qui avait prolongé son joueur jusqu’en 2027 sans insérer de clause libératoire, s’est retrouvé en position de force. Cette maîtrise contractuelle a permis au club nordiste de tirer le maximum d’une vente anticipée, sans urgence sportive ni pression extérieure. L’arrivée de Chevalier au PSG pour 40 millions d’euros garantis, plus 15 millions d’euros de bonus éventuels en fait le gardien français le plus cher de l’histoire, et le place au troisième rang mondial à son poste derrière Kepa Arrizabalaga (80 M€, Chelsea) et Alisson Becker (72 M€, Liverpool).
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Coup de poker pour le PSG
Ce recrutement s’inscrit dans une volonté claire de l’entraîneur Luis Enrique, qui souhaitait installer un nouveau gardien numéro un. Le technicien espagnol, frustré de ne pas avoir pu choisir son portier à son arrivée, a vu dans Chevalier un profil en adéquation avec ses exigences techniques. L’investissement financier du club témoigne de cette intention d’en faire un titulaire dès cette saison.
Cette décision rebat les cartes en interne, notamment pour Gianluigi Donnarumma. L’international italien, qui émargeait à 10 millions d’euros par an, avait refusé une proposition de prolongation fixant sa part fixe à 7 millions, assortie de 3 millions de primes. Il devrait rejoindre l’Angleterre dans les prochains jours.
Un coût global lourd mais assumé
Au-delà de l’indemnité versée, le PSG engage un coût annuel significatif. L’amortissement comptable du transfert s’élèverait à environ 8 millions d’euros par saison sur cinq ans. En ajoutant le salaire annuel du joueur, la charge globale atteint près de 15,8 millions d’euros par exercice. Ce choix financier reflète une stratégie à long terme, misant sur un joueur jeune mais déjà expérimenté au niveau national.
Lucas Chevalier bénéficiera, en plus de son salaire fixe, d’un système de primes indexées sur des objectifs de performances : nombre de clean-sheets, qualification pour les compétitions européennes, ou conquête de titres. Ce dispositif incitatif complète un contrat taillé pour le très haut niveau.